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Une femme, une guitare, une silhouette fragile et le cheveu rouge flamboyant, Galim est facilement identifiable !
Auteure-compositeure de chanson française, Galim privilégie l'écriture et son interprétation portée par une voix qui offre une variété de tons se déroulant en tension maitrisée, en émotions tenues et lâchées.
Auvergnate d'origine, Galim a fait ses armes à Paris entre 2005 et 2009. Avec une centaine de concerts à son actif, une émission radio en 2008 (Show Case), un passage télé en 2009 (La Locale TV) et le titre de musicienne métro Ile-de-France, elle a parcouru la capitale de la rue à la scène du Réservoir, du café du coin au festival...
Fin 2009, c'est la guitare à la main qu'elle part à la conquête d'un nouveau public en décidant de s'installer dans le Sud Ouest.
En 2010 plusieurs concerts la font découvrir notamment à Toulouse et dans le Tarn et Garonne, une année jalonnée de rencontres, un nouveau réseau se créé.
2011, GaliM agrandit son cercle en Midi-Pyrénées et se prépare à son projet d'EP... Bonus : MeliSsmelL l'embarque sur une première partie à Montauban et l'invite sur son concert à l'Européen de Paris.
2012, l'EP 6 titres "Rien n'est perdu" sort le 6 avril. S'en suit une tournée en France avec plusieurs festivals dont les 1ères parties de FloW et de Inna Modja.
Galim sur scène est seule avec sa guitare, accompagnée de sa pédale looper et de quelques petits instruments sur certaines chansons.
Son répertoire distille tour à tour des sons rock et d'autres plus festifs, des rythmes hispanisants ou à trois temps pour habiller des textes empreints de nostalgie et d'espoir, de souffrances et d'amour. Des mots et des maux de vie... on n'en a qu'une chante t-elle « alors... LACHEZ -VOUS* » !
*extrait de la chanson « Grave bien »
Bonjour Magali, pour commencer raconte-nous un peu ta histoire et ta carrière ?
Bonjour Gérard ! La petite Magali est née en Auvergne à côté de Clermont. J'ai commencé la batterie à 8 ans puis la guitare à 11 ans. Mes premières compos sont venues à l'adolescence. J'ai quitté le Puy de Dôme avec un DESS en droit public en poche et une envie musicale toujours plus grandissante. Je me suis installée à Paris de 2005 à 2009, c'est là que le projet Galim a pris forme. Une rencontre clé avec mon amie Djinn Ly qui est devenue ma musicienne (percu/basse/choeurs) sur la centaine de dates données à cette période. Fin 2009 c'est la criiiiiise !! Un ras le bol général de Paris et un besoin de soleil, de sourires, de tranquilité... Je plaque tout et pars vivre dans le sud ouest dans un petit village du Tarn et Garonne, "un p'tit coin d'paradis en Midi-Pyrénées", ici "ça tcharre et ça crie ô con ! que la vie est belle !"
Ton nom de scène est un anagramme de ton prénom ?
Non, Galim est une ville du Cameroun, située dans le département de Bamboutos dans la province de l'Ouest.
Tes influences premières sont très éclectique mais reste bien ancréesndans la chanson française, raconte-nous un peu plus tes influences et ta progression musicale ?
Jeune j'écoutais du rock n'roll, ado j'ai eu ma période hard rock et petit à petit j'en suis venue au rock français (Noir Désir, les Béru, Dolly, les Frères Misères) et anglophone (Red Hot, Pixies, Placebo, Radiohead, Muse, Ben Harper), puis à la chanson (Dominic A, Miossec, Gainsbourg, Mano Solo, Les Têtes Raides, Thomas Fersen). Au final je fais de la chanson française au sens premier du terme à savoir que j'attache beaucoup d'importance aux textes, mais avec un esprit rock jamais très loin !
Tu es très minimaliste, seule sur scène avec ta guitare, une volonté de ta part ? Ne rêves-tu pas d'avoir un line-up avec toi ?
Je me suis retrouvée seule de fait en venant m'installer dans le sud ouest. Je travaille depuis quelques temps avec un guitariste, on a d'ailleurs donné notre premier concert ensemble le 11 décembre à Montauban, il apporte une couleur hispanisante à mes chansons et donne un peu plus de profondeur. Ce travail avec Ghislain est le fruit des hasards des rencontres... c'est ça qui est bien ! Rien n'est figé, je peux tomber sur quelqu'un qui m'apportera autre chose. Quoiqu'il en soit je pense qu'une formation minimaliste de 2 voire 3 instruments max correspond à mon projet et au côté intimiste que je veux donner.
Quel est ton processus de création ?
Une phrase, un évènement, un constat... quand l'inspiration est là alors j'écris avec ma guitare sur les genoux. J'ai toujours une petite mélodie ou en tout cas un fil musical conducteur pour poser les mots.
As-tu des thèmes particuliers pour les textes de tes titres ?
J'écris sur ce que je vis, ressens, vois donc il y a des textes très personnels sur l'amitié, l'amour, les déchirures, la maladie. Et puis il y a aussi les femmes qui m'inspirent, la société, les inégalités. Tout ce qui fait une vie en général et toujours avec un vent d'espoir. Au niveau matériel, es-tu fidèle à ton instrument, ou aimes-tu le changement perpétuel, la découverte ?
Fidèle à ma Cort oui ! Après ça n'empêche que je suis curieuse des autres instruments. D'ailleurs pour agrémenter un peu le live quand je suis seule avec ma guitare comme tu le disais plus haut, je suis toujours accompagnée par une looper et de petits instruments qui se promènent sur quelques morceaux (ukulélé, sanza, kazoo, maracas...).
De quel artiste te sens-tu artistiquement la plus proches ?
J'ai du mal à répondre à cette question personnellement, par contre je peux te dire ce que d'autres m'ont déjà dit car je ne sais pas si c'est un besoin ou un réflexe mais les gens font souvent des comparaisons... Plusieurs fois j'ai entendu "la Mano Solo au féminin" pour l'émotion et le petit trémolo au fond de la gorge. Brel, Pauline Croze... J'ai entendu aussi la Grande Sophie à son époque solo avec sa looper, surement parce que je suis aussi une grande nana avec une guitare ! Je ne cherche pas la ressemblance mais en tout cas je prends ces comparaisons comme des compliments car ce sont des artistes que j'écoute et que j'aime.
Penses-tu qu'internet soit l'un des outils indispensables afin de promouvoir un artiste actuellement ?
Ca l'est devenu c'est sûr. Quel artiste n'a pas son myspace ou sa page facebook maintenant ? Ce n'est pas trop mon truc les sites communautaires mais c'est devenu un réflexe pour les gens, en tout cas c'est un moyen très pratique pour la com'. Après il reste évidemment les concerts, les rencontres, le bouche à oreille, les radios locales mais les web radios et autres sites spécialisés dans la musique comme Zikannuaire font partis du jeu c'est indéniable.
Quel est le dernier disque que tu as écouté ? Qu'en as-tu pensé ?
"Mamacita" de Ginkobiloba , un groupe montpellierain de musique du monde qui je crois n'existe plus... Qu'est ce j'en pense ? Que c'est dommage !! Jolie voix flamenca, musique du voyage...
Quels sont tes projets dans les mois à venir ? Un album de prévu ?
Des concerts, des concerts, des concerts ! Je suis en train de préparer mon planning 2011 et déjà une bonne 10è de dates, la plupart à Toulouse mais aussi à Moissac dans le Tarn et Garonne et à Auch dans le Gers. Pour 2011 j'avais prévu de monter un dossier d'intermittence... la blague !! Je profite de cette interview pour dire aux lecteurs combien il est difficile de passer ce cap, la pression que cela représente de courrir après les "papiers" pour faire son nombre de cachets et tout ça pour n'être finalement considéré que comme un chômeur pris en charge par le pôle emploi spectacle... Voilà c'était mon petit coup de gueule ! Je ne baisse pas les bras pour autant, j'aime ce que je fais et ceux que je rencontre sur la route. Quant à l'idée d'un album bien sur qu'elle est depuis un moment dans ma tête... Pas évident de figer des chansons sur un support, il reste des choix artistiques à faire et une réalité financière à bousculer aussi !
Des anecdotes live à nous faire partager ?
"Haaaa Guilaaaam ! Ha non, moi c'est Galim !" Les enfants qui bloquent devant la scène. L
a sono du stand d'à côté plus forte que la mienne à la fête de l'Huma" me faire arrêter par la police alors que je jouais place du Tertre à Montmartre (place des artistes à priori) parce que je n'avais pas l'autorisation et quand je l'ai demandée la préfecture m'a répondue que cela ne manquerait pas d'engendrer des troubles à l'ordre et à la tranquillité publics des lieux.
Une partie du public qui monte sur scène pour finir le concert / un patron de café-concert qui, une fois le concert terminé, me donne la note des conso non payées...
Je te laisse conclure cet entretien avec c que bon te semble...
Simplement merci ! A toi Gérard et merci aussi à tous ceux qui me soutiennent dans la réalisation de mon projet.
N'oubliez jamais qu'on n'a qu'une vie...
Gérard pour Zikannuaire.com
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