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Né en 2007 du côté de Besançon, Slide On Venus écume rapidement les scènes de sa Franche-Comté natale avant de passer par la case studio, histoire de distiller sa power-pop "hi-energy" sur les platines CD et non plus exclusivement en live. Il en ressortira quatre titres, composant Pixel , un EP inaugural qui voit le jour en 2008 et qui est suivi d’un second EP "David Bowie Was Right… " un an plus tard, puis d’un troisième courant 2010 (Put Music To Your Troubles).
Trois EP, des dizaines de concerts et une exposition croissante, Slide On venus* passe à l’étape suivante en 2011, enregistrant un premier album Topless, qui voit le jour aux premières lueurs du printemps 2012 via SOVStar / Interscope / Domino Media Group.
Soit une belle dizaine de titres fuselés, qui entre power-pop incandescente et indie-rock rageur renvoie aux Biffy Clyro et autres Foo Fighters tout en conservant une "french-touch" des plus animales.
Hello les gars, nous sommes bien content de vous retrouver de nouveaux dans nos pages pour la sortie de votre premier album Topless. Quelle est votre évolution musicale depuis notre dernier entretien qui date déjà de 2010 ?
Thibault (guitare) : Salut à toi et merci de continuer à nous suivre. Depuis 2010, on a beaucoup tourné et en parallèle on s'est lancé dans la composition de ce premier album car on sentait qu'il était temps après trois EP's. On n'a pas l'impression de faire un changement radical, c'est plutôt une continuité.
Donc, vous venez de sortir votre premier album Topless, pouvez-vous nous l’décrire de l'intérieur, les influences, les thèmes ?
Thibault : C'est clairement un album de rock. On a toujours voulu écrire des vraies chansons avec une touche personnelle tout en faisant attention à s'approcher le plus possible de ce à quoi nous ressemblons sur scène. Ca nous faisait défaut sur nos premiers Ep's. Sur cet album on a durci le ton mais ça reste des pop songs au final. Nos influences communes pour Slide on venus* sont Biffy Clyro, Foo Fighters, At The drive In, Editors ou encore Bloc Party. Bien sûr on écoute plein d'autres choses différentes. Quant aux thèmes pour les paroles, on a passé un cap. Ca se rapproche plus de Deftones ou de The Cure dans le sens où c'est assez onirique et imagé. Il est plus question de suggérer des émotions et des images plutôt que de l’énoncer.
Pourquoi ce nom Topless, une signification particulière ? Ou simplement une mise à nu artistique du groupe ?
Thibault : En fait comme la plupart des groupes, quand on compose nos titres on leur donne des noms de travail. Et il y avait celui-là, bien rock mais plutôt positif dans l'esprit et on l'a appelé Topless. Normalement les noms changent par la suite mais celui-là, non, c'est resté son titre définitif. Par la suite, on s'est dit que ça ferait un bon nom d'album car c'est un mot qui se retient, que tout le monde comprend et qui dégage un imaginaire. Après c'est à double tranchant : certains peuvent y voir juste une image punk à roulettes... On ne voulait surtout pas ça alors on a demandé à des filles graphistes (Bulma Studio) de faire un visuel en adéquation avec l'idée qu'on avait de la chose.
Quel est votre processus de création, qui fait quoi ?
Alban (chant, guitare) : En fait nous n'avons pas vraiment de recette type de composition ni de rôle prédéfini dans ce long processus, chacun y met du sien. Chaque musique que l'on crée part d'une idée de l'un d'entre nous. Quand on présente une idée elle peut être aussi bien très aboutie qu'à peine au stade d'ébauche, cela dépend de l'inspiration que l'on a sur le moment. Ensuite chacun y ajoute son grain de sel. Évidemment tout le monde a son mot à dire, ce qui parfois peut entraîner de longs débats, mais on finit en général par tomber tous d'accord sur la manière dont doit s'articuler le morceau. Certains morceaux ont été composés en majeure partie par un seul membre, mais ce qu'il faut retenir c'est que la version finale que tout le monde peut entendre sur l'album a été obtenue après réarrangement et validation de chacun d'entre nous.
Comment s'est réalisé l'enregistrement de l'album et où ?
Alban : L'enregistrement s'est déroulé entièrement sur Besançon, une partie au studio Le Zèbre et l'autre partie à la maison chez notre ami Robby (Thomas Fournier), à qui l'on doit la totalité de cette production (enregistrement, mixage et mastering). Tout ce travail a été condensé sur 2 mois seulement, pour la production de l'album c'est très court. On avait des deadlines très serrées mais on y est arrivé et on tient à remercier Thomas qui a travaillé jours et nuits pour que ce soit possible.
Cet ouvrage est un véritable condensé de power-pop incandescente, une volonté de fédérer votre public live ?
Alban : On ne réfléchit pas vraiment au pourquoi du comment on joue telle musique et pas une autre, on fait ce que l'on aime c'est tout. C'est cette musique qui nous parle à cette période de notre vie et on souhaite la jouer et en faire profiter un maximum de personnes. Cela dit, on a voulu se rapprocher le plus possible du son que l'on a en live sur cet album pour retrouver cette énergie qui nous manquait jusqu'à présent sur nos enregistrements.
 Vous travaillez avec Domino Media Group, comment se passe le partenariat ?
Thibault : Très bien. On est très contents d'être parmi les premiers à être dans leur catalogue. Aurélio et Hélèna qui dirigent tout ça sont très cools, compétents et disponibles ce qui ne gâche rien. Cette structure est un bon exemple de ce qui doit se faire aujourd'hui dans le milieu indé.
Quel est votre regard sur le rock indé bisontin et français ? Thibault : Vaste sujet. Besançon est un véritable vivier de musiques alternatives depuis des années. Bon nombre de groupes ont fait parler d'eux : Second Rate, Aside From A Day, Hawaii Samurai, The Irradiates, Tennisoap, Welcome to Miami, Ampools, Stellardrive, Generic et j'en oublie beaucoup. Actuellement il y a aussi Jack and the Bearded Fishermen, Clara Yucatan, Nao, This Year's Girl, Traders, The Tiger Theory... Tous ces groupes sont issus du Bastion, lieu de répétition historique qui, avec plus de 700 membres, est victime de son succès, faute de place ! L'association se bat à juste titre pour agrandir ses locaux.
Et la France ? J'ai l'impression qu'il y a un fossé entre les médias et ce qui marche. Les médias classiques ne se sont jamais vraiment intéressés à la culture rock actuelle. On voit pas mal de trucs très référencés, « très rock à bottines » ou très branchés... Ou alors à l'autre bout tu as les circuits alternatifs, punk, harcdore, metal, etc. Nous on a toujours étés entre les deux à savoir trop puissant pour les radios mais pas assez dur pour les milieux plus violents. C'est assez marrant d'ailleurs en général sur les plateaux on est soit le groupe le plus "violent" soit les moins « agressifs ». Je ne critique pas du tout ça, c'est juste un constat de la réalité qui nous permet de savoir où on met les pieds en général. Au final, on ne joue que des chansons rock avec des grosses guitares et un basse/bat' qui a la pêche. On ne calcule rien, on s'en moque d'appartenir à "une scène", tout ce qu'on veut c'est jouer de la musique du mieux qu'on peut et de la partager avec des gens en concert
Citez-moi cinq mots qui vous décrivent le mieux...
Alban: Je dirais avant tout l'énergie, le smile, la passion, le rock, et les moustaches.
Les disquaires ferment les uns après les autres, le modèle économique de la musique s’effondre. Croyez-vous encore aux disques "physiques" pour l'avenir ?
Thibault : Etant donné que les majors ont annoncé l'arrêt d'ici quelques années de leurs productions de cd's on peut dire que ça restera le support des labels indés. Et encore. Que le cd soit amené à disparaître, on s'en moque, la musique reste. Ça n'a toujours été qu'un support et rien d'autre. C'était peut-être plus pratique avant pour gagner sa vie mais c'est comme ça. J'ai même beaucoup de cd's, mais je n'y ai jamais été attaché. Ils sont tous encodés dans mon ordi puis mis dans un carton dans un grenier. Je n'aime pas collectionner. Par contre, il faudrait juste une rétribution plus juste pour les musiques en streaming et ne pas qu'écouter ce que disent les majors, d'autres acteurs sont à prendre en considération.
A l'inverse on annonce un grand retour du vinyle, qu'en pensez-vous ?
Thibault : C'est bien pour ceux qui aiment les objets c'est sûr. C'est même devenu un nouveau moyen pour les groupes de gagner un peu d'argent en vendant des vinyles en édition limitée à leurs fans qui aiment ce genre de trucs. Tout le monde est gagnant.
Quelles sont vos ambitions actuelles ?
Alban : Tourner le plus possible, et gagner en visibilité sur la France et quelques pays d'Europe comme l'Allemagne et l'Angleterre. Trouver un tourneur, se faire des ampoules aux doigts et des escarres aux fesses...
Avec qui aimeriez-vous partager une scène en ce moment ?
Alban : Les Foo Fighters ! Ce serait fou non ? Biffy Clyro, ou Deftones nous iraient très bien aussi. Mais si ce n’est pas possible, on se contentera des Queens of the Stone Age ou At The Drive In !
Thibault : Oui, voilà, on ne va pas faire la fine bouche...
Quelques mots pour terminer…
Thibault : Merci à tous ceux qui nous suivent, et ils sont de plus en plus nombreux, à tous ceux qui nous aident de près ou de loin et merci à toi pour tes questions. Vous pouvez nous retrouver sur www.slideonvenus.com ou sur Facebook et en concert un peu partout.
Gérard pour Zikannuaire.com
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