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Cinq ans après leurs débuts en 2004 et une cinquantaine de concerts dans les pattes, les JOSH reviennent pour présenter POSITION.NUMBER.NINE, leur second disque. On y trouve une musique aux rythmiques noises imperturbables, aux guitares aériennes ainsi qu’une dose non négligeable de chaos, on ne se refait pas... Le tout vient servir les désormais 3 chants du groupe, entre hurlements et harmonies mélodiques. Après une année passée à préparer ce disque, les JOSH reviennent sur scène prêt à exploser et à vous prouver qu’il faudra compter sur eux encore un petit moment !
Bonjour Les gars de JOSH, commençons notre entretien par un bref descriptif de votre carrière ?
JOSH a commencé au début de l’année 2004. Une première démo en 2005, premier disque fin 2006 quelques compils et le dernier disque fin 2009. Et au milieu de tout ca des concerts, des concerts… C’est bref !
Pourquoi ce nom JOSH, une signification particulière?
JOSH, c’est le prénom du premier qui meurt dans The Blairwitch Project. Ensuite, les autres personnages passent une partie de leur temps à gueuler « JOSH »… Voilà. Ca n’a pas simplifié les référencements sur le net, car vu que c’est un prénom, y’en a pléthore…
Vos influences sont très orientées vers le noise-rock, selon quelles sont-elles et quelle est votre progression musicale ?
En fait, nos influences sont très variés, et très différentes selon chaque membres du groupe… Seb et moi sommes plutôt axés sur tout ce qui est noise, rock indé, made in US pour la plupart, tout en restant ultra fans des Beatles, Gym lui est à fond dans le métal, La Jije écoute un peu de tout ca à la fois, il rejoint aussi ! Seb sur le reaggae et le dub. On a chacun nos particularité et nos préférences, on se rejoint sur le noise rock, le post rock/ post hardcore et certains groupes de métal. Quant à la progression, ben ca dépend des envies avant tout… On fait peut être des morceaux un peu moins alambiqués qu’au début, encore que…
Vous venez de sortir votre deuxième album "Position Number Nine " . Pouvez-vous nous le décrire de l'intérieur, les influences, les thèmes ?
On voulait un disque court, ce qui explique les 35 minutes, qui tranchent avec les 63 du premier. On s’est dit qu’il valait mieux faire court, et donner envie aux gens de le rejouer, plutôt que de les lasser avant la fin… C’est le disque de Basement « Everything gets distorted » et ses 30 minutes qui nous ont fait prendre conscience de cela. Apres, sur ce disque, ce qui est nouveau, c’est un courant un peu plus noise avec les tournes de basse et la guitare épurée sur certains passages, et surtout le fait qu’on se soit mis à trois pour le chant. Le chant hurlé de Gym est complété ou contrebalancé par les voix plus mélodiques de Seb et moi. On peut dire que c’est vraiment ce qui donne l’identité au disque.
Cet opus est constitué de titres à la limite du hardcore, une volonté de dynamiser votre production pour gagner en efficacité live ?
Au moment de la composition, nous ne réfléchissons pas au coté production de la chose… Ca vient après. Les titres un peu plus hardcore sont juste souvent plus immédiats, composés plus rapidement… Un titre comme WANT a été vite composé, très vite bouclé. Seuls les détails sont vus au moment de l’enregistrement et de la production. Mais les titres commencent à vivre sur scène avant de se retrouver sur un CD et c’est surtout ce coté là qui est pensé au départ. Ca et nous faire plaisir avant tout !
Vous êtes signés chez Swarm Records, comment ce passe ce partenariat ?
Nous avons rencontré Seb de Swarm lors de la promo de notre premier disque. Une date sur Paris avec son groupe, Royal McBee Corporation. Le courant est de suite passé et depuis nous sommes resté en contact très étroit, on est retourné sur Paris plusieurs fois, ils sont venus à leur tour, et les échanges de phone et de mails sont resté fréquents. Nous sommes apparu sur les deux compilations NOISE TO THE BONE de Swarm records, aux cotés d’autres groupes amis. Il a ensuite suivi de très près la naissance de notre deuxième disque, jusqu'à nous proposer la coproduction. Vu notre grande amitié, nous ne pouvions pas refuser. Au contraire, cela dynamisé le projet.
Au niveau matériel, êtes-vous fidèle à vos instruments, ou aimez vous le changement perpétuel, la découverte ?
On reste fidèle, tout en essayant d’améliorer l’existant. Rien de très original, Seb joue sur une Strat Fender et un Vox, moi sur Jazz Bass et Traynor. Ensuite, quelques pédales, mais le son est d’abord celui de l’ampli, avec globalement un son crunch/overdrive, une base rock quoi. Ensuite, on a chacun une pédale pour avoir un son phone et une delay. Seb a aussi un boucleur pour lancer des samples. Sur disque après, c’est différent, on peut tester plusieurs trucs…
De quel groupe vous sentez-vous artistiquement les plus proches ?
Dans la manière de fonctionner et de voir les choses, je dirai Royal McBee Corporation. Apres musicalement, je dirai un mélange entre Refused, Sans Secours et Converge pour les noms connus…
Pensez-vous qu'internet est l'un des outils indispensables actuellement afin de promouvoir un groupe actuellement ?
Le réseau qui concerne notre musique est composé de groupes et d’associations dont la plus grande richesse est la passion, la motivation et l’envie de faire bouger les choses. Internet offre donc la possibilité de faire de la promotion à moindre cout et de se connaitre les uns les autres, ce qui serait beaucoup plus difficile sans cela.
Nous avons booké notre première mini tournée grâce à Myspace, en proposant des échanges. Grace à cela nous avons trouvé un label ! Internet nous permet aussi de voir le disque chroniqué par des passionnés qui montent leurs webzines ou leurs web radios, partout en France et non plus que dans notre ville, et d’en assurer une grande visibilité potentielle. Apres rien ne se fait tout seul juste parce qu’on a un espace sur le Net… La facilité de créer une page avec du contenu a aussi vu se multiplier l’offre de manière exponentielle… Tout les groupes et les structures ont une page Myspace ou Facebook, et il faut ensuite arriver à sortir de la masse… Ce qui n’est pas facile.
Ce qui est sur, c’est qu’Internet permet aux gens qui ne veulent pas suivre le gout unique qu’on nous présente à la télé ou sur les grandes radios privées de trouver du contenu, de faire ses propres découvertes etc. Le retour de médaille étant peut être qu’ils sortent moins dans les caves concerts et achètent moins de disque pour faire ces mêmes découvertes.
Quel est le dernier disque que vous avez écouté ? Qu'en avez-vous pensé ?
Je vais parler pour moi, étant le seul présent. Ca ne va pas concerner une nouveauté car je me suis penché que très récemment sur le dernier disque de Doppler, Song To Defy. Un disque superbe, très au dessus de tout ce qu’on peut connaitre en France actuellement… Une technique irréprochable mais au service de vrais morceaux, pas de démonstration branlette ici ! Dommage que le groupe ait splitté récemment…
Quels sont vos projets à venir ?
Deux concerts, le 20 novembre à Clermont Ferrant, au Raymond, avec BASEMENT et DUPEK, et le 21 novembre au festival de Swarm record à Colombes avec les mêmes groupes plus d’autres (Mayo, Akiko, Gameboy Physical Destruction, Ed Wood Jr et Royal Mc Bee Corp.).
Des anecdotes live ou studio à nous faire partager ?
Heu, alors une fois, Gym, il a pété.
Je vous laisse le mot de fin...
Heuuu ! Ca sera toujours le même, vu qu’on est ultra fan de Stupeflip : POIVRON !
Gérard pour Zikannuaire.com
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