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AWACKS

Mise en ligne le 24/09/2007 - (Lu 2381 fois)


 


AWACKS voit le jour en 1989, fondé par Crock (chant) et Steve (guitare). Basé à Clermont-Ferrand, le noyau dur est rapidement rejoints par François (batterie), Guillaume (claviers) et Eric (basse). C'est avec ce line-up qu'AWACKS enregistrera deux albums : "Panorama" et "Atmosphere 136".

Stan W et Nach remplaceront leurs homologues respectifs en septembre 2002.

AWACKS entame un nouveau processus d'écriture en 2003 tout en continuant à assurer concerts (avec Freak Kitchen entre autres) et promotion. "The Third Way" est pré-maquetté et maquetté entre mai et août 2005, enregistré en septembre 2005 au Factory par Sébastien Marc. L'album est masterisé chez Dyam et sort en octobre 2006 sur le label Brennus Music.

Line-up:

Crock

Chanteur lyrique à la présence scénique indéniable, ce maître de cérémonie à la voix puissante se destinait à la guitare mais un uppercut du sort le poussa dans d'autres cordes. Etonné et étonnant par ses performances vocales, Crock co-fonda AWACKS et donne depuis sa couleur au son du groupe des nuances Heavy proches de Queensryche, Pretty Maids, Edguy ou Manigance. Sa force de caractère, ses convictions et son engagement transparaissent à travers ses textes, écrits en français et anglais.

Steve

Guitariste autodidacte co-fondateur d'AWACKS, Steve pratique la guitare par passion, avouant un jeu gorgé de feeling, retrouvant chez Marillion une approche posée de la ligne mélodique. Eclectique, modeste, patient, sont des qualificatifs qui représentent bien le musicien ; humain, réfléchi, l'homme. Fidèle à ses valeurs musicales, il apprécie naturellement Evanescence, Andromeda, Scar Symetry, Evergrey.

Francois

Fort d'un bagage de sept ans de conservatoire en tant que... pianiste, François rejoint AWACKS en tant que... batteur, trois ans après la création du groupe. Influencé par la pop française et anglo-saxonne, grand amateur de Toto, François découvre alors Dream Theater, Limp Bizkit et entre dans le monde du Metal. Ouvert aux nouvelles idées, véritable métronome et mémoire collective, François possède des atouts indéniables pour la bonne marche du groupe

.Nach

Nach rejoint AWACKS en 2002, quelques semaines après l'enregistrement d'Atmosphere 136 et apporte une bonne dose de sang neuf (ainsi que son usine à gaz made by Kurzweil) au Heavy mélodique du groupe. Technicien hors pair amateur d'arrangements polissés, sa minutie légendaire, entretenue par quinze années de cours particuliers de piano, mène AWACKS vers de nouveaux horizons plus contrastés où plane l'ombre de Dream Theater, Evergrey, Spock's beard - ses influences principales.

Stan W

De pianiste à bassiste, il n'y a qu'un pas que Stan W franchit il y a seize ans. Pratiquant la guitare depuis dix ans, ce musicien aux goûts trop variés rejoint AWACKS en 2002, quelques semaines après l'enregistrement d'Atmosphere 136. Fidèle à son tempérament explosif et créatif, il communique son enthousiasme et son foisonnement d'idées. Eclectisme étant son second prénom, on ne s'étonne pas qu'il vénère Devin Townsend, Faith No More, The Killers et autre Depressive Age.

Lire la chronique de l'album The Third Way

 

Pouvez-vous présenter rapidement le groupe et nous expliquer d'où vient son nom ?

Crock : Le groupe a vu le jour en 1989. L’histoire, c’est d’abord et avant tout un aventure humaine qui tourne autour d’une passion commune pour notre musique : le Métal ». Le nom « Awacks » est né à la même date, pendant la première guerre du golfe, et nous entendions souvent parler de ces avions américains Awacs. Loin de toute considération guerrière, nous avons changé l’orthographe du nom et nous l’avons conservé pour sa consonance qui sonnait bien à notre oreille…  

Les influences du groupe sont multiples, quelles sont-elles ? Comment qualifieriez-vous votre style ?

STAN : Pour moi, AWACKS pratique du heavy-métal avec des touches progressives diverses. Sur cet album, mon jeu de basse est principalement influencé par le groove lourd de Faith No More, par le côté soliste de New Order, par l'industriel et le heavy pour l'esprit "général" des compositions de "the third way".

Nach : Toujours difficile à dire, mais je dirais metal prog pour le style. Difficile d'identifier nos influences car nous avons chacun notre univers, bien qu'ils convergent tous dans le creuset d'AWACKS. J'adore Dream Theater, Symphony X, Vanden Plas, Thunderstone, Scar Symmetry, Metallica, Queensrÿche (tout comme Crock) et tellement d'autres mais dans quelle mesure ces groupes ont interféré dans nos morceaux?... Je n'en suis pas sûr moi-même.

The Third Way est le 3ème album d'Awacks. Pouvez-vous nous le décrire de l'intérieur ? Quel est votre titre préféré sur cet album ?

Crock : C’est un album très important car il représente une rencontre avec Stan et Nach qui venait de rejoindre la formation. C’était donc une nouvelle aventure, une nouvelle voie, et un nouveau mélange des styles qui devait respecter les sensibilités de chacun. En ce sens nous en sommes satisfaits, car il est assez représentatif de ce que nous sommes au final. En revanche aucun titre ne se dégage plus qu’un autre dans l’album. « Rêve » a la particularité d’être le premier morceau que nous avons composé tous ensembles avec le nouveau line up, alors il revêt une symbolique particulière à mon sens

STAN : The third way souhaite refléter les errances, la difficulté à assumer ses choix, parfois les regrets et la nostalgie. "Halfway to Infinity", par exemple, sous couvert d'une histoire de science-fiction - un spationaute se réveille, seul, partiellement amnésique, vaisseau en panne et ne peut ni atteindre, ni se souvenir de sa destination - pose les bases communes de toute existence : d'ou viens-je, ou suis-je, ou vais-je? Mon titre préféré est "Vivre sans Lumière", pour l'ensemble de ce qu'il dégage. C'est peut-être celui dont je me sens le proche musicalement (avec son pendant, version calme cette fois, "Waterfall")

Nach : C'est l'album de la rencontre pour nous. Celui dans par et pendant lequel nous avons appris à nous connaître. C'est une évolution voulue par les membres originels du groupe. C'est une page tournée pour AWACKS en ceci que le groupe ne cherche pas à rester statique et qu'il est prêt à chercher de nouvelles pistes et à se laisser porter par de nouveaux courants. Page tournée de l'histoire personnelle de Steve et de Crock qui ont perdu un ami plus que cher pour eux, et un acteur supplémentaire de la vie du groupe qui s'est éteint avant la sortie de l'album. Un album qu'on pourrait presque qualifier de transition si nous n'avions pas passé autant de temps à le faire à notre image.

Le titre The Third Way, est il en rapport avec le fait que ce soit justement votre troisième album ?

Crock : Oui il y a de cela, même si ce n’est pas l’unique sens du titre de l’album. En effet il y a dans ce titre plusieurs significations…

STAN : Le clin d'oeil est inévitable mais le titre représente également une alternative au "oui" et au "non", puis un choix de direction.

Nach : Oui c'est clair. Il y a bien sûr un clin d'œil à cette histoire qui est importante pour ceux qui l'ont connue depuis le début, et pour ceux qui doivent la poursuivre. Mais la 3e voie,  c'est aussi celle qui échappe au choix simple que l'on se voit souvent proposer: va ici ou va là; fais ceci ou fais cela. Au milieu de ces choix existent des perspectives qu'il nous appartient d'ouvrir.

Pouvez-vous nous décrire le processus d'écriture, vos méthodes de travail ?

Crock : Il s’agit d’un processus collégial visant encore une fois a respecter les influences de chacun. Même si au départ, une idée est amenée par l’un d’entre nous, tout le monde réfléchi ensuite et le processus de composition est en marche. Tout n’est pas forcément simple, il faut accepter les consensus et avoir l’esprit de groupe dans ces moments là, mais c’est aussi cela la magie que nous recherchons !

Nach : Les idées de riffs partent souvent de Steve (ou de Stan car il joue aussi de la guitare). Puis on essaye de faire prendre la sauce en répète. On enregistre et on retravaille chacun de notre côté puis une fois en répète on met en commun, on trie, on choisit, on avance. On laisse reposer  et on y revient plus tard. Crock se tient en retrait histoire de veiller à la cohérence de l'ensemble. Nous sommes arrangeurs chacun à notre tour.

Quelle est la symbolique de cette magnifique pochette ? Avez vous fait appelle à un graphiste ?

Crock : Cette magnifique pochette est l’œuvre de Stan, qui possède plusieurs cordes à son arc. En effet, outre ses talents de bassiste, il est infographiste de profession et possède un indéniable talent dans sa profession. Il s’est donc investit à 200 % dans ce projet à la fois musicalement et graphiquement. La symbolique de la pochette s’inspire directement du titre de l’album…

STAN : J'ai réalisé cette jaquette après avoir défini un vecteur commun aux exigences des musiciens. Il s'agissait d'exprimer l'angoisse que provoquent l'errance et la difficulté d'assumer un choix. La prédominance du bleu fut aussi un souhait. La mer représente le flot d'êtres humains parmi lesquels nous tentons d'exister. Le sillage de la barque forme une spirale qui retrace le fil de notre vie. La barque ne possède qu'une rame : ce sont nos problèmes, nos blessures, tous les écueils qui nous font dériver, du moins avancer en zigzag. Le personnage central, perché sur son esquif au bord des abîmes, cherche sa voie, espère trouver en ce panneau une sortie, une direction, une solution à sa vie... mais celui-ci ne propose que huit directions (une croix du chaos au sens légèrement bousculé) qui renvoient l'être humain à sa condition : être conscient de l'instant présent sans parvenir à définir son existence passée, présente, future.
Les illustrations intérieures au style plus personnel, renvoient directement au sens des textes : "Rêve" - la nostalgie, les portraits brisés des souvenirs qui s'effacent au fur et à mesure que la vie avance. "Vivre sans Lumière" - hommage à un de nos amis proche du groupe, disparu bien trop tôt. "Waterfall" dont le texte, écologique interprète les déchaînements climatiques comme une façon de laver les blessures infligées à la terre par le cancer qu'est l'homme moderne. "Timecurve" et "la haine et la souffrance" sont un diptyque sur la guerre. "S.O.S." l'évolution de nos rapports humains, la solitude dans la masse, "My secret Place" - le jardin secret de chacun.

Pour les gens intéressés par mon travail : Le site de STAN "deviantart".

Nach :  La symbolique est en rapport avec le titre de la l'album: quelle direction prendre? A-t-on le choix quand on a trop le choix?

Vous chantez en Anglais et en Français sur cet album : ce choix révèle-t-il votre désir de composer une musique plus abordable ? Pour élargir votre public ?

Crock : Il s’agit seulement de s’exprimer dans les deux langues, l’une car elle est dit on la langue du rock’n roll, et l’autre car il s’agit de notre langue maternelle à laquelle nous gardons un certain attachement. Rien n’est calculé au travers de ce choix, c’est seulement une volonté que nous avions de nous exprimer parfois en anglais et parfois en français.

STAN : Je fais partie des nombreux intégristes du rock n'roll qui ne jurent que par l'anglais. Pour ma part, la langue anglaise, très musicale dans son phrasé convient bien mieux au heavy mélodique que n'importe quelle autre. Je trouve cependant que chez AWACKS, le chant français est plutôt bien intégré, les paroles étant justement travaillées autour de leur sonorité et de la musicalité des morceaux. De même, nous cherchons à éviter les clichés de composition inhérents au style. Je ne me vois pas écrire des paroles ou soutenir un chanteur dont les textes aborderaient des thèmes épiques, nous risquerions la caricature involontaire.


Comment se passe la composition des mélodies, écriture des paroles, enregistrement dans le processus de création ?

Nach : Chacun de nous fait attention aux mélodies en fait. Nous nous y penchons donc très tôt dans l'écriture. Crock est aux aguets et à l'affût de mélodies qui lui viennent en écoutant ce que nous faisons. Mais chacun des autres musiciens y va de sa touche de ce côté. Il n'y a pas de règle sur l'écriture des paroles. Chacun peut écrire ce qu'il veut tant que le groupe s'y retrouve. Stan s'est plutôt penché sur l'anglais sur The Third Way, mais pour le prochain, les choses peuvent tout à fait différer. Stan s'est plutôt retrouvé sur les histoires à la première personne, Crock sur les textes prenant du recul, et moi sur les vers un peu ampoulés ;-) Côté musique tout le monde en écrit, et chacun y met sa patte, François à la batterie comme Crock sur des suggestions d'accords ou de progression de musique, ou d'intention à donner au morceau à tel ou tel moment.

L'album a-t-il reçu un bon accueil d'une manière général de la part de la presse et du public ?

Crock : L’album a reçu un très bon accueil, aussi bien en ce qui concerne le public, qu’en ce qui concerne les différents médias. Tous les retours sont globalement positifs, et c’est très encourageant pour la suite. Cet enthousiasme se poursuit en « live », où le public est très réceptif et permet cette communion qui est un moment magique lorsque nous sommes sur scène. 

STAN : Le fait est que notre groupe est très peu médiatisé et étonne souvent les rédacteurs de zines de par sa longévité et son absence quasi-totale dans les medias. Les choses évoluent et les media underground commencent à s'intéresser à notre cas. Dernièrement, des live reports de nos dernières performances (1ere partie d'AFTER FOREVER entre autres) nous rassurent également quant à nos capacités à retranscrire et à faire vivre notre album en live.

Nach : J’ajouterai que le public français semble content de voir que des groupes français essayent de soigner leur travail dans un registre pas si développé que ça chez nous.

Au niveau matériel, êtes vous fidèle à vos instruments, ou aimez- vous le changement perpétuel, la découverte  de nouveaux instruments ?

Crock : Nous n’avons pas franchement fixé de limite à notre mode créatif, aussi, il n’est pas impossible de voir apparaître un nouvel instrument. Cependant, il est important que ce dernier apporte quelque chose à l’ensemble, sinon il n’y a aucun intérêt. Par exemple, le son de la cithare dans « la haine et la souffrance » a apportée ce côté oriental au passage final, et c’est ce que nous souhaitions évidement. 

STAN : Ca peut paraître étrange mais je n'accorde aucune importance à mon matériel. Je suis incapable de donner la référence de la basse que j'utilise dans AWACKS. Elle doit avoir 10 ans et je ne change que les cordes... parfois. Idem niveau ampli dont je ne me souviens même plus la marque. Je suis surtout fidèle à mes doigts ! En revanche, je suis toujours intéressé par les nouvelles sonorités, les arrangements. J'aime disséquer un album et m'en inspirer pour de futures compositions!

Nach : Les deux. De mon côté, les performances matérielles des claviers sont de plus en plus impressionnantes et les possibilités offertes aussi. Il y a tout les jours de nouveaux accessoires qui sortent et qui sont très tentants. Mais la découverte de ce potentiel prend du temps. C'est pour cela que je suis fidèle à mon Kurzweil. Mais je travaille sur l'utilisation prochaine d'un autre clavier sur scène pour changer la nature de certains sons. J'envisage aussi d'acquérir du nouveau matériel pour d'autres effets sur scène, mais ça n'est pas encore fait ;-)

La production est très professionnelle. Comment s'est déroulé l'enregistrement et le mixage de cet album ?

Crock : Il n’y a pas de secret dans ce domaine, nous nous sommes logiquement tournés vers une structure professionnelle (Le Factory Studio de Beaumont) pour l’enregistrement et le mixage. Nous avons fait confiance à Sébastien Marc, l’ingé son qui avait déjà travaillé avec nous sur les deux premiers albums et nous ne le regrettons pas. Au final, nous avons opté pour un mastering que nous avons fait faire sur Paris et qui a apporté la touche de puissance finale.

Ces choix ont un coût, mais nous pensons que le résultat en dépend fortement et nous devions livrer un résultat à la hauteur pour satisfaire le public.

STAN : Très rapidement ! Un couple basse/batterie très live en peu de prises. Le son se voulait assez brut, sans trop de fioritures. Nous avons longuement discuté avec notre ingénieur son afin de définir au mieux nos exigences. Celui-ci travaille avec des artistes reconnus (Daran, Obispo, Amel Bent…) et sait gérer parfaitement le son rock live. Il est pour beaucoup dans la qualité de l'album. Un bon mastering permet de verrouiller cela. Bien sûr, tout ceci nécessite beaucoup de fonds. La scène française a longtemps pêché par la relative faiblesse de ses productions mais la tendance s'inverse et le gros son est à la portée de tous. Les mentalités concernant l'investissement nécessaire à la réussite d'un album changent. Nous rejoignons progressivement nos voisins anglo-saxons sur ce terrain.

Nach : En une dizaine de jours de studio tout a été bouclé, mixage compris. C'est vrai que Seb  était avec nous à 150% et n'a pas hésité à donner de son temps pour le projet.

Que pensez vous des labels et des systèmes de distribution d'albums métal ?

Crock : Aujourd’hui il n’y a quasiment plus de labels métal en France et c’est bien regrettable… Nous avons la chance d’être signé chez Brennus, l’un des irréductibles labels gaulois qui fait de la résistance malgré la crise du disque actuelle. Nous remercions au passage Alain Ricard, pour le travail qu’il effectue au quotidien dans le monde du métal français. Pour trouver des labels métal, il faut se tourner vers l’Europe du nord… Pourtant il existe un vrai public métal dans notre pays, hélas, l’historique de la culture musicale française n’est pas un modèle du genre en matière d’ouverture d’esprit… « Drucker si tu nous lis !!! »

STAN : Les labels/distrib indépendants sont les premiers à souffrir du piratage. Il faut savoir également qu'en France, les grandes enseignes de musiques restreignent depuis peu  l'accès des indépendants aux rayons. Le téléchargement par plateforme légale peut-être un moyen de survivre à condition de dénigrer l'objet que représente un CD… Perso, je n'imagine pas un Maiden sans cover.

Nach : Ils font ce qu'ils peuvent dans un monde musical en grand chambardement et très concentré, ciblé sur quelques "produits" vendeurs. Les metalleux le savent bien: le style est particulièrement sous estimé en France alors qu'il est bien mieux représenté ailleurs en Europe. Nous avons un système qui ressemble à nos goûts malheureusement.
La chance que nous avons réside dans la passion des acteurs du métal en France.

Quel est votre avis sur le PEER TO PEER ?

Crock : Son impact est double… C’est un formidable outil permettant la découverte en avant première de certains groupes de qualité, mais il ne faut pas oublier que ce qui fait vivre le groupe, c’est avant tout le fait de pouvoir vendre sa musique… Aussi, lorsque l’album est bon, il faut faire le geste qui sauvera le métal, l’acheter. On ne peut pas tout acheter, mais il ne faut pas tout pirater, sinon le choix sera de plus en plus restreint car les groupes disparaîtront peu à peu… surtout les plus petits

STAN : De mon point de vue, un fichier pour un fichier, ca ne sert à rien. Que certains "forums" proposent un album en ayant la décence d'informer des références de celui-ci permet au moins de découvrir et d'acheter. Là, je tolère la manœuvre mais il ne faut pas oublier que la majeure partie des groupes de métal que nous écoutons survivent grâce aux ventes de leurs CDs. Celles-ci permettent souvent de financer l'album suivant. Même si la formule ne s'applique pas forcément aux "gros" groupes, l'underground fonctionne souvent ainsi. On peut comprendre que dans ce cas, le mp3 illégal fait TRES mal aux groupes et aux petits labels.

Nach : C'est un moyen de découvrir les groupes. Mais je ne sais plus trop quoi en penser. Je pensais que le public métal était fidèle  et connaissait la nécessité d'acheter pour soutenir. Mais même les ventes de ce style semblent souffrir. Le P2P c'est la tentation à portée de main. C'est à chacun de prendre la mesure que la musique coûte de l'argent à tous les stades et que sans argent, seules les plus grosses têtes s'en sortiront dans le meilleur des cas, ou bien la scène pro disparaîtra carrément je pense. Je ne pense pas que ce sera de la sélection naturelle et que seuls les meilleurs en sortiront. Bien peu de professionnels vivent déjà du métal en France et on est en train de tuer la poule aux œufs d'or. La faute n'en revient pas qu'aux pirates, évidemment, mais il ne faut pas oublier que si un album te plaît alors il faut l'acheter, car si il n'y avait pas eu d'argent derrière ce projet, tu peux être sûr que soit il n'aurait pas existé, soit il aurait ressemblé à quelque chose de bien différent. Les gens fantasment beaucoup sur le "tout gratuit", mais si la musique ne devait être fait que sur des home studios puis diffusée en licence libre avec 0 € qui entrerait alors les belles productions que l'on connaît tout de suite n'existeraient simplement pas.

Sur la scène actuelle, quels sont les artistes et groupes qui vous touchent le plus ?

STAN : Wolfmother, Chrome Division, Stravaganzza, The Used, The Poodles, Paradise Lost, Daran, Mika, Mastodon.

Nach : Symphony X, Dream Theater, Scar Symmetry, Vanden Plas, Evergrey, Venturia, Andromeda...

Quelles sont les attentes actuelles de AWACKS ? De nouvelles compositions ? Un autre album ? Une tournée ?

Crock : Toutes les réponses sont déjà dans la question ! Comment as-tu deviné ? 

Nach : Continuer à défendre The Third Way et poursuivre le travail commencé sur de nouvelles chansons.

Des anecdotes live ou studio à raconter ?


Crock : Je ne délivrerais pas d’anecdote particulière, mais je dirais seulement que l’enregistrement en studio, c’est l’aboutissement d’un travail commun de composition. Il y a un mélange de bonheur, de crainte, d’incertitude et au final c’est une immense joie que d’en arriver là …

Un message de fin pour les lecteurs de Zikannuaire ?

Crock : Longue vie au métal, et n’hésitez surtout pas à venir nous rencontrer si nous sommes de passages vers chez vous, car nous adorons partager notre passion pour la musique et en discuter avec tous les passionnés du genre… Merci à Zikannuaire et à bientôt !

Nach : Merci de vous intéresser à notre travail et de rester curieux en musique. C'est fondamental. La musique et particulièrement le métal ont besoin de gens passionnés ! A bientôt sur scène, j'espère !



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