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SMOOTH

Mise en ligne le 11/03/2010 - (Lu 1114 fois)


 


Friendly Yours Démarre Ce Nouvel Album -The Parade- D’une Foulée Rapide, Sauvage, Embarque Son Monde Et Ses Patients Sur Les Traces D’un Groupe Qui A Su Explorer Ses Envies Et Les Traduire En Vraies Mélodies. 

On A L’impression Étrange En Écoutant La Musique De Smooth De Retrouver Un Vieil Ami, Un Camarade De Route, Car Elle Puise Là Où Notre Propre Imaginaire Se Façonne Chaque Jour, Chaque Saison De Pluie, De Plaisir Ou D’ivresse. Le Trio Emprunte Et Décompartimente Des Sons Et Des Rythmes Aux Aînés, Une Ardoise Affichée Et Restituée Avec Inventivité, Jubilation, Sensualité. Avec Ce Côté Dandys Du Rock, Élégance Et Retenue, Les Trois Garçons, Trentenaires Complices, Que Sont David Darricarrère (Chant, Guitare, Claviers), Nicolas Berrivin (Basse, Claviers) Et Christophe Declercq (Batterie), Savourent L’instant Présent, Cimentent Le Travail Accompli, Les Heures De Studio, Les Années De Scène. La Méthode Est L’expérience, L’amitié, Le Piment.Smooth Installe Ses Chansons Intemporelles Comme Autant De Plans-Séquences. On The Road Movie. Trouvailles Heureuses, Bidouillages D’orfèvres, Ciselés, Voix Ici Métallique (« Heart Bea(S)T ») Se Dessinent Au Fil De « La » Parade, Succession De Courts Métrages, D’assemblages Improbables Et Harmonieux (« Manson »). Des Surprises Sonores Rayonnent, Façon Jacques Tati, Piochées Dans Les Collections De Vinyles De Ces Mélomanes, « Géotrouvetouts » Des Machines, Preneurs De Sons Insolites. L’esprit Vagabonde. 

Des Pépites Électro («She’s Coming Back ») Balisent L’asphalte, La Sciure, Cette Piste Aux Étoiles D’un Petit Cirque Que L’on Imagine À La Dérive (« The Smooth Parade ») Avec Sa Fanfare Lumineuse, La Valse Du Clown À La Fellini (« Freedom Is A Road ») Ou La Complainte Très Rock’n’roll Par La Voix Déchirée De « My Body ». 

La Smooth’s Touch Passe Aussi Par La Case Cuivres Et C’est Bien Là Toute L’intelligence Des Musiciens Nantais D’avoir Utilisé La Dimension De Ces Instruments. Dominique A Développe Son Timbre Si Lyrique (« I Know ») Sur Un Titre Chanté À Deux, À L’image D’Amilie, Une Inconnue Qui Ne Devrait Pas Le Rester Longtemps À Entendre « Music », Morceau À La Classe Infinie. 

Peut-Être Touche-T-On Justement, Dans Cette « Music », À L’essence Même, À La Ligne Du Trio. Tout Y Est. D’autres Oreilles Nous Le Diront. Avec « Another Life », Ultime Halte, On Quitte L’album À Pas Feutrés, À Voix Chuchotée, Nappée De Délicieuses Touches De Piano. 

Est-il possible de présenter rapidement le groupe pour commencer ?

DAVID : Je m’appelle David, je suis aux clavier/guitare/chant pour le groupe SMOOTH. Nous nous sommes rencontrés, moi et Christophe en 2000. Nous jouions dans un combo de Funk qui a splité le 2 mai 2001, pour être précis ! Le jour même, nous décidions de fonder Smooth, lui et moi. Nicolas, qui était avec moi sur les bancs d’école est arrivé 1 mois après… autant dire, dès le début !

Nicolas est à la basse, au clavier et aux chœurs, et Christophe à la batterie et au sampleur.


Vous n’en êtes pas à votre premier album. Comment avez-vous été produits jusque là ? Faut-il beaucoup de moyen pour faire ce genre de musique ?

Le plus compliqué réside dans le fait d’agrémenter nos Home Studios. C’est un investissement personnel. Nous disposons de partenariats avec certaines marques d’instruments comme Akaï, Pearl, Zildjan ou Clavia, ce qui allège le budget. Nous revendiquons une forme d’autonomie de la prise au mixage. Cependant, nous avons eu aussi la chance de bénéficier d’aides telles que l’Adami, la SPPF et autres. Sans celles-ci, il nous aurait été difficile d’arriver au terme de la production de nos 3 albums. Concernant la promotion du dernier album, David a fondé son Label « Do You Like » qui s’occupe de défendre notre Album. Mais il n’est pas « producteur » car, pour ce faire, nous mettons tous la main à la pâte et sommes véritablement 5 à nous investir sur le financement des disques à proprement parler.

Pour cet album-ci, on a l’impression d’un film qui défile avec divers ambiances qui s’enchainent. Est-ce qu’il y a un fil rouge ?

Oui, en effet. Nous aimons imager notre musique et depuis le 1er album, nous concevons notre musique comme un film. C’est surtout Nicolas qui a apporté, depuis le début de l’histoire de Smooth, cette notion car c’est lui le véritable Fan de Pink Floyd ! Le concept de la « Parade » nous plaisait dans ce sens où nous voulions présenter les titres de cet Album comme un grand défilé de toutes nos influences.

D’ailleurs, vous a-t-on déjà demandé de composer des musiques de film ? Est-ce que ça vous plairait ?

Notre Musique s’est retrouvée catapultée dans différents films (Arthur et les Minimoyz, Les dents de la Nuit pour exemple), pièces de théâtre et autres reportages TV. Nous n’avons, pour l’instant, jamais travaillé pour une commande en particulier mais c’est un rêve que nous espérons réaliser un jour.

-Qui est  Alain Chauvet qui a coécrit et qui chante sur « Manson ».

Il est le père de notre « Soniste » (c’est comme ça que se définit notre ingénieur du son Florian Chauvet). Alain est artiste peintre et, je sais qu’il n’aime pas  que l’on dise ça de lui, mais c’est comme ça que je le considère, Philosophe. Il fait partie des gens que l’on écoute car son discours est, de notre point de vue, un des plus pertinents que nous ayons entendu. Son expérience fait de lui un être atypique avec qui nous aimons, depuis le début, partager notre histoire.

« Manson » ? Un rapport avec le célèbre gourou meurtrier ?

Oui, complètement. Nous avons pris son « cas » pour illustrer le fait que notre société contribue très largement à fabriquer des êtres tel que lui. L’exclusion, le jugement et l’abandon dès le plus jeune âge sont, de notre point de vue, les ingrédients malsains qui « constituent » des individus néfastes tel que lui. Nous devons considérer ces éléments afin d’harmoniser notre vie sociale.

Dominique A et Amélie ont tous deux posé leur voix sur un titre. Vous les connaissiez avant votre projet d’album ?

DAVID : J’ai rencontré Dominique A il y a 10 ans. J’étais chargé, alors que j’étais stagiaire chez son Tourneur, de l’emmener en répétitions. C’est la première fois que je me retrouvais devant quelqu’un d’aussi charismatique ! J’étais sans voix et très impressionné par le personnage. Je me suis mis à écouter son œuvre et j’ai découvert l’un des artistes majeurs de notre culture musicale et littéraire… Il a fallu attendre patiemment tout ce temps pour que Nicolas apporte les bases du titre « I know » qui, tout naturellement, nous a inspiré la présence de Dominique. Nul autre que lui ne pouvait interpréter ce morceau aussi bien, de notre point de vue. Quant à Amélie, nous nous sommes rencontrés dans un bar, tard et c’est après quelques verres que nous avons échangé nos Myspace respectifs… 3 jours après et 2 billets de train plus tard, une séance de studio était organisée. Sa voix, son talent, sa gentillesse nous ont fait succomber.

Vos morceaux sont très produits. Qui fait quoi dans le processus de création ?

DAVID : Pour cet album, j’ai composé la majeure partie des titres et Nicolas les a complétés pour certains arrangements. Nous avons composé aussi ensemble avec Nicolas et il a signé un morceau. Au bout du compte, chaque titre est validé par le groupe dans son entièreté. Florian s’approprie notre univers pour le mixage et la postproduction.

Quel matériel utilisez-vous ? Quelle est la part de machine et la part d’instruments ?

Nous avons chacun notre home Studio et sommes indépendants quant à l’enregistrement des instruments. Hormis les prises de batteries et des cordes que nous devons faire dans un véritable studio. Nous avons principalement utilisé un Mac, un Logic Audio, quelques sampleurs (MPC), des instruments vintages (Fender Rhodes, Clavinet D6, Korg MS20, MS 2000, Fender Twin 1968) et de bonnes guitares (Fender Télécaster, Fender bass Précision et des Martin).

Combien de temps est-ce que ça vous a pris de composer un tel album ?

Pratiquement 2 ans. Il nous a fallut digérer de nouvelles influences et agrémenter notre son pour faire cet album. Nous avons pris le parti de travailler un peu plus sur les mélodies pour cet album. Ceci sous-entendait une approche plus Pop que nous ne maîtrisions pas complètement et qu’il a fallu travailler.

Qu’est-ce qu’on ressent une fois que ce travail est terminé ?

L’envie d’en faire un quatrième ! Enregistrer un disque nécessite une forme d’abandon tant sur le point des émotions que sur l’apprentissage et la redécouverte de nos instruments. C’est très éprouvant car le doute est là à chaque session mais c’est une épreuve délicieuse.

Quels sont les artistes qui vous ont vraiment marqués voir influencés dans votre façon de créer de la musique ?

DAVID : Pour ma part, je reste fan des Doors. J’adore leur sens de la mélodie, la construction des morceaux et la poésie qui s’en dégage me berce depuis mes 12 ans. J’ai retrouvé chez les French Cowboy (un groupe nantais) ce pouvoir des sentiments et des émotions… J’espère avoir la chance de pouvoir chanter avec Federico un de ces jours.

NICOLAS
 : Je suis un fan de Pink Floyd depuis de nombreuses années. Leur approche de la musique aussi bien que du « concept » qui l’englobe est tout simplement fascinante !


Comment interprétez-vous ces titres sur scène ? Est-ce que vous arrivez à tout reproduire ou est-ce que vous proposez des versions plus épurées ?

C’est véritablement là qu’intervient le travail de groupe. Nous repensons tous ensemble les titres pour les réinventer pour le Live. Nous ne sommes que 3 et nous devons trouver des solutions pour adapter nos morceaux parfois très arrangés. Certains des titres sont composés exclusivement pour le live.

Justement, la scène, parlons-en. Une tournée va suivre la sortie de cet album, j’imagine ?

Oui, notre tourneur, Furax, travaille d’arrache pied pour nous aider à défendre ce disque sur scène. Nous sommes partis pour tourner pendant au moins 1 an et demi avec cet album.

Si je vous dis que « Freedom is the road » est mon morceau préféré, à écouter au casque pour se laisser envahir par cette pulsation lancinante, quel est le votre ?

DAVID : Mon titre préféré est « When the Music’s over » des Doors… à part ça, comme je reste un éternel insatisfait dans les compositions que je propose au groupe, je ne vois pas, désolé !

NICOLAS : Je me laisse envahir facilement entre autres par « Shine on you crazy diamond » de Pink Floyd sur « Wish you were here »…

Lucy pour Zikannuaire.com  

 

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