Mais qui donc est ce Rob Jones qui monte un groupe à lui tout seul avec nom pareil? Un petit prodige anglais de 23 ans, un frangin d’Hernan Dune ? Un fils de hippie qui aurait grandi au son des Beach Boys, de la Motown et de toute cette pop des années 60-70 ?
On a beau se dire que ce jeune garçon n’a rien inventé, c’est tellement agréable à écouter, ça fait tellement référence à nos petites madeleines qu’on ne peut pas rester insensible au charme de cet album délicieux qui se décline en plusieurs ambiances, de la pure pop à des rythmiques à la « I want you back » des Jackson Five où on s’attend presque à entendre poindre la voix enfantine de Michael Jackson.
Rob Jones qui sur scène joue l’homme orchestre en solo est ici accompagné de musiciens studio. Ses morceaux sont truffés de références bibliques telles que ce « Something in the way she moves » piqué aux Beatles et qui ne peut être une simple coïncidence dans la façon dont elle est répétée tel un antra…L’esprit des Beach Boys est partout et les paroles des chansons collent à l’esprit naïf des années 60 avec ce « I’ve been dreaming of you too regularely »…qu’aurait pu chanter les Everly Brothers. Rob Jones nous offre un voyage dans le temps, back in the sixties, avec une production irréprochable et un goût sûr pour le bidouillage sonore. En dehors de deux ou trois morceaux un peu plus modernes comme « Split » qui fait office d’extraterrestre, l’ensemble est assez homogène.
Voilà un album dont on aura du mal à dire du mal mais qui risque bien de passer aux oubliettes assez vite en ces temps où tout le monde fait sa tambouille à la sauce baba-cool sans forcément y apporter ce petit plus qui pourrait rendre l’idée originale. Finalement, pour retrouver le véritable charme du melotron, ne ferions-nous pas tout aussi bien de nous contenter des originaux ? Ne restons pas sur une appréciation négative. Ce jeune homme semble s’être amusé avec cet album qui sonne bien. Il n’est sans doute pas indispensable, mais il peut chasser quelques idées noires les jours de grise mine. Et en plus, la pochette est belle !
Sortie le 24 novembre 2009 chez ADA Global/Naïve
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