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LE DERNIER SINGE est né début 2008, à l’initiative de plusieurs membres de groupes ayant participé à la scène punk-rock clermontoise du début des années 2000. L’expérience de tout le monde est là, le projet veut se démarquer et produire un son différent de ce qu’on entend partout. LE DERNIER SINGE veut retrouver cette authenticité du rock, au moment où les médias les plus commerciaux commencent à faire les yeux doux à ceux qui ont écrit et commenté son histoire depuis des décennies…
Les membres du groupe ne veulent pas se retrouver coincés dans un dandysme et un formatage qui ont fait perdre au rock une partie de sa saveur.
LE DERNIER SINGE aime toucher aux dérivés du rock, au punk, au métal, et au hip-hop. Sans évidemment chercher une étiquette réductrice, ces zicos puisent une partie de leur musique dans les perles qui sont nées au milieu des années 1990. Sans aucune nostalgie, ils ont bel et bien décidé de revenir à ce qui a marqué une partie de leur jeunesse, et de retrouver cette énergie.
L’idée de mélanger les genres pour en faire une musique simple, efficace et sans concession est claire. D’ailleurs, le line-up est des plus basiques: 1 guitare, 1 basse, 1 batterie, 1 chant… Un phrasé rythmique allié à la puissance organique du rock, transmettent une énergie incomparable et un son qu’on avait plus l’habitude d’entendre.
Les textes sont directs et eux aussi sans concession, l’engagement est là. Un constat clair des réalités qui nous entourent, et un ressenti sur les rapports entre les gens sont rendus sur papier avec sincérité. Le fait d’écrire en français représente encore une démarcation claire. C’est aussi un véritable challenge, difficile à relever quand une grande majorité des groupes de rock, même français, chantent exclusivement en anglais.
Après une année enfermés dans leur cave à potasser leur set, égrainée de concerts dans les lieux rock de Clermont-Fd, LE DERNIER SINGE sort un premier 4 titres autoproduit en Mars 2009. S'en sont notamment suivis une apparition à La Coopérative de Mai, une participation au festival "Rock Préserv" (Broût-Vernet) et une tournée en Russie au mois d'Août 2009.
Affaire à suivre...

Bonjour, pour commencer racontez-nous la petite histoire du groupe ?
Le groupe est formé depuis le début de l'année 2008, et on a commencé concrètement les concerts à partir de début 2009, après une bonne année de composition. On était tous issus de diverses formations de la scène punk-rock qui existait sur Clermont-Ferrand quelques années auparavant. Certains avaient même déjà joué ensemble. On voulait créer un groupe à notre image, sans se prendre la tête.
Pourquoi Le dernier Singe ? Une signification particulière ?
On a mis assez longtemps à trouver ce nom. On voulait quelque chose qui tournait autour du thème des 3 singes de la sagesse (1 qui se ferme la bouche, 1 qui se couvre les yeux et 1 qui se bouche les oreilles), et qui soit également en Français. En réalité il existe un quatrième singe, qui se cache le sexe, mais il est très peu connu et très peu évoqué lorsque l'on cherche des informations sur ce thème. Dans tous les cas, "Le Dernier Singe" nous donne l'idée de celui qui se rend compte de ce que font les autres, et qui ne veut absolument pas faire pareil, qui veut surtout faire strictement le contraire: tout voir, tout écouter, tout dire.
Vous distillez une alchimie qui passe du rock, au punk, métal, puis au hip-hop. Quel genre musical vous définit le mieux, et quelles sont vos principales influences ?
On a vraiment du mal à définir clairement le style que l'on fait. Au départ, on se disait que l'on faisait quelque chose comme du "rock-fusion", le mot "fusion" représentant cette idée du mélange de tous les styles qui nous influencent. Mais il arrive souvent que l'on attache ce mot juste au métal ou au néo-métal, alors qu'à la base ce n'est pas que ça, c'est plutôt un mélange rock/hip-hop. Bref, je crois qu'on peut parler d'un rock énervé qui touche un peu à tout, même si on utilise encore le mot "fusion". Au niveau des influences, on a chacun nos histoires et nos styles, mais on se retrouve dans pas mal de choses qui nous ont tous concernés comme Nirvana, The Jesus Lizard, NOFX, Rage Against The Machine, Lofofora...
Vous êtes un quatuor power rock, une volonté d'aller à l'essentiel ?
Il est clair que notre volonté est de composer une musique simple pour atteindre une efficacité et une énergie que l'on puisse retranscrire facilement et à tout moment.
Etes-vous un groupe taillé pour le studio ou la scène ?
Dans nos expériences respectives, on a toujours aimé le fait de faire du studio dans le sens où c'est un vrai moyen de progresser techniquement. Mais il est vrai que notre musique, et la manière dont on la compose, est une musique de scène. Et là aussi, plus tu joues, plus tu progresses. Et puis, être sur une scène c'est vraiment le pied !
Expliquez-nous votre processus de création, qui fait quoi ?
Disons qu'on n'a pas de manière hyper-définie. Tout le monde peut amener ce qu'il veut. Il nous arrive parfois que quelqu'un amène toute la structure d'une chanson de A à Z, que l'on fasse passer par le filtre du groupe et que ça aille très vite. Parfois on a simplement quelques riffs, quelques plans intéressants sans forcément avoir une trame complète de chanson en tête. C'est un peu comme un puzzle. On fait de l'assemblage.
Des fois ça fonctionne bien, des fois un peu moins...
Au niveau matériel, êtes-vous fidèle à vos instruments, ou aimez vous le changement perpétuel, la découverte ?
A ce niveau, on est plutôt fidèles à notre matos. La raison principale est financière, évidemment. Mais on ne ressent pas nécessairement le besoin de chercher sans cesse à le renouveler. Quand on teste un truc et que ça sonne bien, ça nous suffit.
Que pensez-vous de la scène punk rock actuelle ?
Il y a plein de choses intéressantes sur la scène française, et notamment un vrai mouvement associatif qui veut fonctionner différement, avec des groupes comme les Guerilla Poubelle, Justine, Radio Maquis dans un autre style, Bad Chicken, ISP... Il y a pas mal de lieux autogérés qui se battent en permanence pour exister et pour faire exister cette scène, ça se bouge vraiment.
Votre EP est constitué de titres courts et dynamiques tout en nuances, une volonté de dynamiser votre production pour gagner en efficacité live ?
On a quelques titres courts dans notre répertoire, mais ça ne constitue pas l'essentiel de nos compositions. Dans tous les cas, c'est clair que nous souhaitons sans cesse aller à l'essentiel pour être à l'aise sur scène et essayer de transmettre une énergie au public.
Vous écrivez vos textes en français, ceci afin de confirmer un engagement dans vos thèmes ?
C'est une des raisons, en effet. Quand on regarde les groupes actuels en France, très peu chantent en Français. Ce n'est pas une critique, c'est comme ça c'est tout. Simplement, notre public premier est français, et même si les gens ne viennent pas nécessairement aux concerts pour écouter les textes, on a des choses à dire et on les dit en Français. Mais ce n'est pas pour autant que l'on est fermé à l'anglais ou à d'autres langues.
De quel groupe ou artiste vous sentez-vous artistiquement les plus proches ?
Question très difficile. On s'est rendus compte que l'on pouvait jouer avec des groupes de beaucoup de styles différents, donc c'est pas évident de citer quelqu'un. On peut parler de Lofofora au niveau de la France dans le sens où ils sont quatre, assez énervés, et qu'ils chantent en Français. Mais il n'y a pas qu'eux non plus.
Pensez-vous que myspace est l'outil indispensable afin de promouvoir un groupe actuellement ?
Internet est complètement indispensable, et Myspace fait partie de ces choses incontournables pour se faire connaître, avec les récents réseaux sociaux comme Facebook et Twitter qui sont arrivés par la suite. C'est évident, surtout au moment où l'industrie du disque s'écroule, du moins celle du CD.
Quels sont vos projets dans les mois à venir ?
La réponse va être assez classique, mais un max de concerts, on travaille actuellement avec un tourneur donc ça peut aider. Et évidemment on a un projet d'album, on ne sait pas encore pour quand, mais il faudra sérieusement commencer à y penser.
Des anecdotes live ou studio à nous faire partager ?
On s'est retrouvés un jour sur un concert où les "organisateurs" étaient complètement bourrés et pas hyper sérieux. Du coup tout a pris un retard monstre, il n' y avait eu quasiment aucune com, et on a joué devant nos potes à 3h du mat... En plus ils ont bouffé quasiment toutes leurs recettes en se payant mutuellements des coups. On y repense avec le sourire, mais sur le coup on avait un peu les boules quand même. Je crois que pas mal de groupes ont connu ça.
Je vous laisse le mot de fin...
Pas de fin, faut jamais s'arrêter.
Gérard pour Zikannuaire.com
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