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EKINOX

Mise en ligne le 25/09/2009 - (Lu 1672 fois)


 


En 2004 , encore au lycée, César, Nicolas, Thomas et Yann forment EKINOX, inspiré de la scène californienne. Le goupe enchaîne les répétitions dans une ambiance déjantée mais d’une rigueur quasi spartiate. Leurs premières compos, tout à fait dans la lignée du punk rock états-unien, se révèlent vite efficaces avec leurs rythmes survoltés et leurs textes décomplexés et sarcastiques

En 2006, ces quatres energumènes de 17 ans participent au tremplin rock EMERGANZA. Cette expérience est pour eux un véritable catalyseur qui les pousse à affirmer et affiner leur style musical. EKINOX délivre alors un son rock aussi déchaîné mais aux mélodies plus recherchées et aux solos toujours plus ambitieux. Les textes évoluent aussi et abordent , toujours en français, des thèmes comme l’obsession du jeu ou encore l’influence de la religion. EKINOX enchaîne les concerts ce qui lui vaut l’attention des médias et de ses pairs ; il a alors l’opportunité de jouer avec des groupes reconnus. EKINOX suscite de nombreuses critiques élogieuses pour leurs intros explosives et leurs solos ravageurs devenus leur marque de fabrique.

En 2008, c’est la création spontanée d’un fan club sur Internet.Au mois de février de cette même année, EKINOX est repéré par un label indépendant, NFFP Records, avec qui il signera quelques mois plus tard. Il en sort un premier album « INVERSE LE DECOR » de 11 titres + 1 titre bonus dont la sortie est prévue en septembre 2009. Un CD 2 titres, « Une journée en enfer » et « d’Autres terres », est disponible depuis janvier 2009.

Bonjour, les kids d'ekinox, pour commencer racontez-nous un peu la petite histoire du groupe ?

Ekinox c'est avant tout quatre potes de lycée mordus de musique. Nous avons formé ce groupe en classe de seconde surtout pour pouvoir pratiquer nos instruments et s'amuser un peu. Au fur et à mesure, en améliorant notre technique instrumentale, nous avons commencé à composer quelques musiques. Petit a petit, on a pu personnaliser notre style et créer le son qui fait notre différence. Ensuite, on a fait quelques scènes, mais on a surtout passé des week-end entiers a enregistrer et mixer nos chansons avec les moyens du bord pour avoir une maquette. On a posé nos maquettes sur quelques sites et "coup de chance", nous avons été repéré par le label NFFP-RECORDS, on a pu grâce à eux, enregistrer notre album et commencer une belle aventure dans le milieu musical.

Pourquoi ce nom ?

On cherchait quelque chose d'assez léger, pas de nom à rallonge et qui ne fasse pas trop sérieux. C’est Nicolas, le chanteur, qui a eu l'idée en premier. En réalité on est plus tombé amoureux de la sonorité de ce mot, plutôt que de son sens littéraire. En deux mots EKINOX c'est léger, et c'est rock. Pas de prise de tête, juste jouer ce qu'on aime.

Vos influences premières vont de SUM 41, Zebrahead , racontez-nous un peu plus vos influences et votre progression musicale ?

C'est vrai que l'on a beaucoup été influencé par le rock californien au niveau de l'instrumentale. SUM 41, Good Charlotte, the Offspring, Zebrahead ont été nos premiers modèles. Les titres « une journée en enfer », « ma raison d'être » ou « mes repères » de notre album « inverse le décor » sont empreints à ces influences. Nous avons vite trouvé notre son un peu trop joyeux et léger. En découvrant de nouveaux artistes, on s'est inspiré de Hoobastank, Maximum The Hormone, Rise Against, Story of the year pour rendre notre son un peu plus dur. « la perle noire », « les yeux fermes » ou encore « Standby » correspondent plus à ce son qu’on recherchait.

Vous venez de sortir votre premier effort " inverse le décor ". Pouvez-vous  nous le décrire de l'intérieur, les influences, les thèmes ?

Dans ce premier album, nous mettons en évidence le côté sombre de la nature humaine en abordant différents problèmes tels que la drogue (Un rail pour la gloire), les enfants soldats (Les yeux fermés), les guerres de religion (La perle noire)… Toujours avec un style indirect et imagé, notre volonté est de créer une prise de conscience. La musique plus claire et plus énergique permet de contraster avec les textes et de ne pas sombrer dans le pessimisme ou la dépression en nous écoutant !

Cet opus est constitué de titres courts et dynamiques, une  volonté de dynamiser votre production pour gagner en efficacité live ?

Lorsque nous avons composé les titres qui figurent dans ce premier album ; qui s’est fait en tout sur une durée de 2 ans ; nous n’avions même pas dans l’esprit d’enregistrer un album et même de jouer souvent en live. Nos titres sont à l’image de nos influences, donc très dynamiques. Cependant, nous avons quand même pris notre temps sur quelques titres comme « Les yeux fermés » ou « Ma voix qui résonne », qui durent toutes les deux plus de cinq minutes.

Vous êtes signés chez le label indépendant NFFP-records comment se passe  ce partenariat ?

Il se passe très bien. Nous sommes leur première production et ils ne nous mettent pas du tout la pression. Étant donné le fait que nous poursuivions chacun nos études de notre côté, il faut pas mal d’organisation pour arriver à concilier études et musique. Sur ce point, ils sont très compréhensifs. Nous n’avons pas du tout de relation de producteur à artiste, c’est plutôt comme une bande de potes qui croit en nous et nous aide à exposer notre musique.

Au niveau matériel, êtes-vous fidèle à vos instruments, ou aimez vous le changement perpétuel, la découverte ?

Nous aimons notre matériel et avoir nos petites habitudes. Chaque scène est différente, cela nous donne un point de repère. C’est aussi avec ce même matériel que nous avons enregistré l’album. Par  conséquent, nous voulons garder à peu prés le même son sur scène que sur l’album.

De quel groupe ou artiste vous sentez-vous artistiquement les plus proches ?

Depuis que l'on a commencé à tourner, on a pu découvrir pas mal de jeunes groupes qui démarrent comme nous et exploitent le même style. Pour ce qui est des groupes plus connus, on nous considère souvent proche de "No fun at all" ou "Zébrahead" bien que nous chantions en français contrairement à eux.

Pensez-vous que myspace est l'outil indispensable afin de promouvoir un groupe actuellement ?

Il est vrai qu’aujourd’hui, Myspace est devenu une plate-forme incontournable pour chaque artiste qui veut exposer son talent. Cependant, il n’a pas le monopole, nous avons été repéré sur « Nomajormusik.com », un site où ce sont les internautes qui produisent les artistes. Myspace est plutôt une vitrine pour les artistes. C’est un outil très efficace pour se constituer un réseau, découvrir de nouveaux groupes. Mais d’autres plates-formes d'écoute sur internet comme Facebook ou encore Skyblog sont aussi importantes, ces réseaux existes autant s’en servir ! L’avantage avec Myspace, c'est que ce site s'adresse à un public plus âgé que nos fans et plus professionnel aussi. Car c’est vrai que nous avons aussi la chance d’avoir un fan-club qui s’est monté grâce à la volonté de quelques amoureux d’EKINOX.

Quel est le dernier disque de musique française et étrangère que vous avez écouté ? Qu’en avez-vous pensé ?

Le dernier disque de musique française que nous avons découvert. Je dirais que ça remonte à  trop loin ! Pour ce qui est de la musique étrangère, c'est Shakaponk. C'est un groupe montant de rock sui mélange le punk, le rock californien et l'électro avec quelques rifs de guitare founky. Le tout s'accompagne de champ anglais et espagnol. Un  groupe assez original !

Quels sont vos projets dans les mois à venir ?

Faire deux concerts par mois minimum. Promouvoir notre album et travailler nos live. Et peut être, si le premier album marche bien, se lancer dans l’écriture d’un second opus.

Dans vos rêves les plus fous, avec quels groupes aimeriez-vous partager une scène?

Le rêve serait de jouer avec SUM 41, Rise Against ou Story of the Year. Ce sont les groupes qui nous ont le plus influencé et jouer avec ses pairs ça doit être quelque chose !

Des anecdotes live ou studio à nous faire partager ?

Yann, le deuxième guitariste, a fait une chute mémorable à la fin d’un concert lors de la fête de la musique il y a deux ans.

Je vous laisse le mot de fin...

Exposer et dévoiler notre état d’esprit aux lecteurs qui ne nous connaissent pas, c’est aussi et surtout le but ! Merci à vous pour cette interview.

Gérard pour Zikannuaire.com



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