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C'est en 2006 que G, Olivier et Alex décident de former ce qui deviendra Drawers. A A cette époque, Olivier opère déjà dans 8control et Fire At Will, et Alex dans Hate Me Tender, mais ont envie d'élargir leurs horizons musicaux dans des styles qu'ils affectionnent mais qu'ils jugent ne pas être assez répandus en France : le metal/stoner et plus précisément pour eux un mélange de Mastodon, Down et Es La Guerilla. Tous les trois commencent donc a composer quelques chansons et s'investissent de plus en plus de ce qui était a la base un simple side-project. Ils décident alors de recruter un chanteur, et Sam qui officie déjà dans Aetime, répond très vite a l'appel, le style de groupe correspondant parfaitement a ses influences. Après quelques concerts et bien des compos plus tard, le groupe mène sont chemin doucement mais surement jusqu'à la décision d'enregistrer un premier EP en Aout 2008 au Bringer Studio : 5 titres de metal gras à la bonne odeur de barbecue, le This Is Oil EP. C'est suite à cet enregistrement que la réalité apparue : Drawers était devenue une priorité pour ses membres. Aussi l'ingénieur du son de l'EP , Lolo, étant un ami du groupe, ce dernier décida de l'intégrer au rang de 2nd guitariste. En Octobre 2008, le groupe signe avec Deadlight Entertainment et continue a se produire en concert le plus possible, et ce n'est que le début....

Bonjour, les DRAWERS, expliquez-nous la création de la formation actuelle ?
G : Tout a commencé il y a a peu près 3 ans, avec Olivier (batterie) et Alex (guitare)qui se sont connus en se croisant à des concerts sur toulouse. Olivier et moi (basse) sommes des potes de lycée et il m'a appelé un jour en me disant qu'il montait un groupe influence Mastodon/Es la guerria avec alex. Nous avons commencé a jouer a 3 pendant un moment et quand le moment est venu de trouver un chanteur, Sam a répondu a une annonce et est venu essayer et ca nous a tout de suite plu. On a alors pu faire quelques concerts et enregistrer les morceaux. Enfin Laurent qui a enregistré l'EP était un grand fan et on a tout de suite pensé à lui pour la 2eme guitare étant donné qu'on cherchait un peu plus de lourdeur sur scène.
Pourquoi ce nom Drawers ?
G : En fait le nom est venu de lui même, a l'époque où on jouais encore à trois, on cherchait un nom et Olivier (batterie) est arrivé avec Drawers. Sur le moment on l'a mis de coté, mais quand Sam (chant) est arrivé on a vraiment cherché dans toutes les directions mais au final comme on cherchait quelque chose de simple et qui sonne, Drawers est resté. Il n'y a pas spécialement de signification à chercher (dessinateur ?, tiroir ?), le plus important pour nous c'est que ca sonne, un nom facile a retenir et à écrire.
Vos influences tirent sur du stoner métal, un amour pour ce métal gras à la bonne odeur de barbecue ?
Laurent : oui c'est plus l'esprit qu'on aime. Après quand on compose, on va pas se dire "tiens on va faire un truc qui sonne stoner ou down ou j'sais pas quoi" on compose des trucs et ça fini par sonner comme ça sonne. Et curieusement on a évolué depuis l'EP, pour l'album on essaye de placer la barre un peu plus haut, certain seront surpris d'entendre certaines chansons plus agressives et énervés que l'image du stoner métal qu'on peut dégager.
Vous avez sortis un EP " This Is Oil" . Pouvez-vous nous le décrire de l'intérieur, les influences, les thèmes ?
Laurent : Alors c'est très intéressant cette prod. parceque pour ma part, j'étais pas là pour la composition de ces morceaux, au départ c'était juste un enregistrement vite fait pour avoir une démo, du son sans prétention. On a enregistré ça, à l'arrache , ça a été bouclé à une vitesse ahurissante, fallait que ça soit "wok and wol"l ! Et finalement je suis moi même le premier surpris du rendu final de la prod. Du coup on a décidé d'en faire un EP et de le presser.
Pour les influences de l'EP je précise bien, je ne ferais que citer ceux sur le myspace, c'est à dire Mastodon, Baroness, Down, Es la guerilla, Crowbar, Hangman's chair etc ..
G: A la base on voulait enregistrer rapidement les morceaux histoire d'en garder une trace et voir ce que ca donnait une fois bien finis. On est alors allés chez Laurent pour enregistrer tout ca en 4 jours (chant et guests compris). Et je dois dire que Laurent a fait un boulot incroyable, et le son a été bien au dela de nos espérances et surtout vu comme on avait enregistré. Coté infuences on retrouve les groupes cités plus haut par Laurent. Pour ce qui est des thèmes, on a surtout voulu se faire plaisir et pas se prendre la tete, d'ailleurs c'est dans cet esprit la qu'on a fait les photos de cet EP. Les prochaines productions par contre seront plus serieuses.
Vous êtes signés Deadlight Entertainment, comment ce passe ce partenariat ?
G: Tout se passe très bien avec Deadlight, a la base on n'avait pas prévu de presser l'EP ni de signer sur un label. Mais quand on a entendu le rendu des morceaux apres le mix de Laurent, on s'est dit ok on balance les morceaux sur myspace. Ensuite tout s'est fait tout seul ou presque, Alex de Deadlight Entertainment nous a contacté (agressé?) direct pour nous signer et voila maintenant les EP pressés et prets à la vente. Tres bon support aussi au niveau de la promo grace au label, on a pas mal de chroniques de l'EP et quelques propositions de concert.
Au niveau matériel, êtes-vous fidèle à vos instruments, ou aimez vous le changement perpétuel, la découverte ?
G : Pour le matos, on a opté pour un mélange entre instruments modernes et amplis vintage à lampes. Ca permet de garder le coté agressif des instruments (Alex et Laurent jouent sur LDT series EC, je joue sur Warwick, et olivier a une batterie Gretsch) mélangé avec le grain vintage et chaleureux des vieux amplis à lampes (amplis ENGL pour les guitares et Fender pour la basse). Ceci dit , je dirais qu'on est toujours à la recherche d'un son plus gras, plus dynamique. En ce moment on cherche pas mal côté ampification dans les vieilles marques comme SUNN ou dans les vieilles pédales d'effet, mais étant donné que c'est plutot difficile à trouver et que c'est pas toujours donné, on essaie de faire avec de qu'on a.
Laurent : Pour ma part, je ne dirais qu'une chose, c'est qu'il y en a marre de la domination des grandes marques sur le marché et de tout le procédé marketing autour. IL y a des mecs qui achètent des amplis la peau des couilles en se disant, "Putain c'est ce son là que je kiffe" parce que il a vu tel ou tel groupe jouer avec alors que si il prenait 5 min pour écouter les amplis, il trouverait plein de marques moins connu et qui sonnent 10 fois mieux !! ( voilà c'était le coup de gueule ^^ ). Pareil pour les autres instruments.
De quel groupe ou artiste te vous sentez-vous artistiquement les plus proches ?
Laurent : Pour ma part, de personne en particulier, j'aime trop de truc !!! dans trop de styles différents. Je vais autant écoute du Devin Townsend un jour et me dire "faut trop faire un truc dans cet esprit" et le lendemain écouter Frank Gambale et me dire "Putain on passe à coté de quelque chose là " et après écouter Prodigy et dire "Putain mais ils ont compris les mecs, ils ont compris". Bref, musicalement, c'est le gros bordel dans ma tête !
Pensez-vous que myspace est l'outil indispensable afin de promouvoir un groupe actuellement ?
G: Oui je pense qu'étant donné le nombre de groupe qui existent, il faut un outil qui permette d'échanger facilement de la musique et des infos. Myspace est un bon moyen de connaitre de nouveaux groupes et d'échanger des dates de concert par exemple. Toulouse est une ville qui bouge bien pour les concerts mais si on veut en sortir pour jouer ailleurs, il faut des contacts et c'est la que myspace intervient. C'est aussi bien pratique pour la promo, on a été contacté pour des chroniques via myspace par des webzines étrangers, ce qui permet de s'exporter un peu.
Laurent : Pour ma part je pense que c'est le strict minimum. D'une part c'est très pratique, si on me parle d'un groupe, je sais que je pourrais taper le nom du groupe + myspace sur google et pouvoir rapidement écouter des morceaux d'eux. Après je sais que les gens qui aiment la musique vont écouter tous les jours des groupes sur myspace et pour le relationel, organisation de concert, contact etc .. c'est vraiment un outil très pratique (avec statistique etc .). Après ça n'empêche qu'un bon groupe, pour acquérir son public, c'est un groupe qui joue, dans plusieurs villes, et avec du public devant, il ne faut pas l'oublier je pense. Il suffit pas d'avoir "24 268 amis" pour avoir un public. D'ailleurs on fait aucun ajout en masse, on essaie d'échanger au maximum avec nos nouveaux contacts, tu nous verra jamais poster des messages automatiques, des flyers à tout va, on deteste ça et on supprime 95% des pubs sur notre page quand il n'y a pas de message personnel à côté.
Quel est le dernier disque de musique française et étrangère que vous avez écouté ? Qu'en avez vous pensé ?
G: France : L'album Blinded by hatred de Through my Eyes. Un groupe de hardcore de Toulouse, avec qui on joue de temps en temps. Moi qui n'écoute pas vraiment de hardcore, j'ai pris ma claque, gros riffs, gros son, il en faut pas plus. Etranger : Ki de Devin Townsend, je suis un grand fan. Et aussi Riceboys sleeps avec le chanteur de Sigur ros, pas vraiment metal, mais de la musique ambiante tres bien faite.
Laurent : Alors pour la france, là de suite là, le dernier truc que j'ai écouté, c'est l'album de End. 'Eryn Non Dae" et j'adore le son de basse. Et pour l'étranger, le dernier Devin Townsend "ki" et ce mec m'impressionnera toujours.
Quels sont vos projets dans les mois à venir ?
G : On a une fin d'année assez chargée avec Drawers: on commencera la préprod de l'album courant novembre je pense et l'enregistrement devrait avoir lieu en décembre. Les morceaux sont deja prêts il reste a caler le chant et à bosser sur les arrangements. Coté live, on a des dates prévues sur Toulouse, notamment à la furia antistatic en octobre au bikini (Toulouse) avec Ultra Vomit, Benighted et Manimal.
Des anecdotes live ou studio à nous faire partager ?
Laurent : Ouai, j'aime le son de G en live quand il est à côté de moi ! et le concert place Esquirol à la fête de la musique, c'était énorme.
Je vous laisse le mot de fin...
Laurent : Bon alors déjà 2 trucs, déjà d'un, faut que ça soit Sud ! et de deux .... (certain comprendrons).
G: Le mot promo de la fin plutôt, venez nombreux sur Toulouse pour la furia Antistatic le 10 octobre, y'aura du gras et du barbecue.
Gérard pour Zikannuaire.com
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