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DustBowl a commencé à cultiver son style en 2002, lorsque que G.Host (chant) s’est associé à Julien et Nicolas Cornolo (guitares / choeurs), Fabien Laville (basse) et Stéphane Pavic (batterie / programmations) qui jouaient ensemble depuis 1997. Influencés par Audioslave, Nine Inch Nails, Tool, David Bowie ou Radiohead, le groupe a su greffer une nouvelle branche à l’arbre Rock / Gothic / Electro : le « Heavy Cold Rock ».
Après les démos « Not The Same » et « Bound(s) », DustBowl signe avec Gofannon/Thundering Records (Holophonics, Elvaron, Nedra, Lokurah, Outcast, Tao Menizoo) et sort son premier opus « Drops Of Chaos » à l’échelle nationale. De nombreuses chroniques ont mis en avant la maturité et la personnalité unique et à contre courant des compositions.
Ne comptant pas se reposer dessus, le groupe donne aujourd’hui une suite à ce premier effort en offrant un deuxième album plus direct. Dans « In Recoil », les titres sont courts, rapides, efficaces, tout en soignant d’avantage le son via le travail avec Jacob Hansen. Le chanteur de The Old Dead Tree est également invité sur l’album pour un duo très réussi.
Au fil du temps, le groupe a su s’entourer d’une équipe professionnelle avec un photographe Ravi Horner, un ingénieur du son Vincent Thermidor, un ingénieur lumières Briac Maillard, un manager presse Alexandre Saba , et a désormais un contrat de partenariat avec les guitares Vigier.
« In Recoil » sera pour le groupe un nouvel élan, le point de rencontre entre le groupe et un public toujours plus large.
Si la richesse et la finesse de la musique prennent leur ampleur en studio, DustBowl n’oublie pas l’énergie du live. En travaillant ses shows, ses lumières, son jeu de scène, DustBowl est certainement un des groupes «sombres» les plus énergiques en live ! Un seul but : ne pas laisser une seconde de répit au public, raconter une histoire et emmener l’auditeur dans son univers.
DustBowl totalise à ce jour près de 100 dates en France, principalement à Paris et sa région (La Boule Noire, la Péniche Alternat, la Cantada, le Plan, Le Rackam, etc.). Après une première tournée de 25 dates (en acoustique et en électrique) pour l’album Drops Of Chaos, la tournée 2009 sera riche et variée : alternance électrique / acoustique, en insistant sur les concerts en dehors de Paris.
Bonjour, les DUSTBOWL, Pour commencer racontez-nous un peu la petite histoire du groupe ?
Nicolas : Pour faire court, G.Host a rejoint en 2002 le groupe qui jouait ensemble depuis 5 ans. Ce qui est génial, c'est que son arrivée a permis au groupe de trouver son identité sonore, alors qu'on se cherchait avant.
Stéphane : Avant ça, notre seule ambition de l'époque était de s'éclater, apprendre à jouer, faire de la musique quoi ! On faisait des reprises mais dès le début nous avons sorti des compos. Un besoin de faire ressortir nos influences en quelque chose de plus personnel était présent.
Pourquoi ce nom ?
Nicolas : parce qu'il en faut un ! Celui-ci n'est pas connoté, suffisamment intriguant il se détache des noms de groupes Metal ou Goth. Comme nous en fait!
Stéphane : Cette trouvaille remonte à l'époque où nous étions au lycée, un cours de géographie sur les Etats-Unis, et hop le nom DustBowl est apparu comme évident !! (les Dust Bowl étaient des tempêtes de poussières dévastant le nord des Etats-Unis dans les années 30).
Vos influences premières sont Audioslave, Nine Inch Nails, Tool, David Bowie ou Radiohead, pour finalement distiller du Heavy Cold Rock, racontez-nous un peu plus vos influences et votre progression musicale ?
Nicolas : Nos influences sont assez classiques à la base : Metallica, Iron Maiden. La scène Grunge nous a pas mal marquée lors de nos 15 ans. Après, il y a la scène prog, Dream Theater en particulier. Le coté Gothique et Electro, principalement Paradise Lost, Katatonia, Anathema, Nine Inch Nails est venue plus tard, et G.Host nous a permis de les intégrer au son du groupe. Mais finalement, on est des fans de Rock n Roll, et de ses variantes.
Vous venez de sortir votre dernier effort " In Recoil " . Pouvez-vous nous le décrire de l'intérieur, les influences, les thèmes ?
Nicolas : Les mêmes influences et thèmes que le premier "Drops Of Chaos", mais en mettant l'accent sur l'énergie, celle du live et qui est difficile à retranscrire en studio. On voulait que l'auditeur se repose moins, qu'on le guide dans un voyage plus mouvementé que le précédent!
Stéphane : Sur In Recoil, nous avons inclus l'électro plus en amont dans la composition, on garde ce côté "cold" déjà inscrit dans Drops of Chaos, mais nous avons beaucoup travaillé sur l'énergie, la puissance et l'esprit plus direct des chansons. Nous avons certainement été influencés pas Gojira, que nous avons découvert après la sortie de Drops of Chaos, qui nous a donné l'envie du "gros son" et des riffs implacables ! Un manque de puissance nous avait été reproché sur le 1er album, je pense que nous avons corrigé le tir cette fois !
Cet opus est constitué de titres courts et dynamiques, une volonté de dynamiser votre production pour gagner en efficacité live ?
Stéphane : On a ressenti un besoin d'efficacité sur l'album autant que sur la scène, la composition a joué dans ce sens. Je pense que le résultat est très satisfaisant par rapport à l'objectif qu'on s'était fixé.
Vous travaillez avec Vincent Thermidor en ingénieur son, parlez nous un peu du personnage, et de son apport dans votre musique.
Nicolas : Ca va faire 5 ans qu'il notre manitou du son. il sait nous écouter et nous lui demandons un grande implication dans notre musique. Son oreille et la pertinence de ses conseils nous permet de viser plus juste, d'améliorer des passages un peu faiblards, et de se marrer avec lui.
Stéphane : Vincent est très pro, sait comprendre les directions musicales où nous voulons aller et nous sommes en phase avec lui dans les fonctionnements de travail. Nous nous connaissons bien maintenant, ça permet d'avoir rapidement de bons résultats.
Vous êtes signés chez Gofannon/Thundering Records, comment ce passe ce partenariat ?
Nicolas : Ils nous ont mis le pied à l'étrier, ils nous soutiennent, mais je pense que si cet album marche, on sera à mêmes de chercher une structure plus adaptée.
Julien : La période est difficile pour le marché du disque, et Gofannon ne peut pas se permettre d’investir tous ses moyens dans DustBowl. Déjà réussir à survivre, c’est pas mal. Doit-on blâmer un label qui ne fait peut-être pas assez pour ces groupes, ou féliciter un label qui signe beaucoup de groupes, et donc fait vivre la scène musicale française ? Nous sommes reconnaissants car je pense qu’ils ont su voir notre potentiel, mais nos ambitions ont grandi, croisons les doigts pour que Gofannon suive, nous espérons que « In Recoil » nous ouvrira quelques portes.
Au niveau matériel, êtes-vous fidèle à vos instruments, ou aimez vous le changement perpétuel, la découverte ?
Nicolas : le GAS (Gear Acquisition Syndrom) ne nous atteint pas. Julien à le même matos depuis dix ans et ça roule, par exemple. J’ai modifié mon set parce que le son agressif du nouvel album le demandait, mais on s'appuie sur des standards : Mesa Boogie, Vigier (qui soutient Julien d'ailleurs), Fender, etc. Je viens quand même de découvrir une marque française de grattes : (Custom 77) qui correspond à mon état d'esprit : bon matos, pas exceptionnel, mais abordable. On ne peut pas mettre toute notre thune dans le matos, on a des enfants à nourrir!
Stéphane : Là où nous avons le plus évolué côté matos, c'est sur notre équipement informatique. Nous pré-produisons toutes nos chansons, ça nous permet de savoir concrètement à quoi ressemblera une chanson finie avant d'entrer en studio. Côté batterie j'ai ma Pearl Session Custom depuis bientôt 6 ou 7 ans, j'en suis très content, ma vieille double-pédale Pearl qui a maintenant 11 ans a bien survécu aux nouvelles compositions (elle a été pas mal sollicitée), j'espère qu'elle tiendra le choc des concerts !
J'ai vu que Vigier vous endorsait, un amour pour cette marque ? Quelle est guitare fétiche ? une Excalibur ? un autre modèle ?
Julien : Effectivement, j’ai une Excalibur Indus depuis presque 10 ans maintenant. Elle est pleine de rayures, mais elle sonne vraiment bien. C’est une guitare super légère, avec un son terrible, très facile à jouer, assez polymorphe… Efficace en un mot. J’aime bien ces guitares malgré leur prix élevé, de plus ce sont des instruments fabriqués en France, et il faut être un peu chauvin là-dessus je pense.
De quel groupe ou artiste te vous sentez-vous artistiquement les plus proches ?
Stéphane : Artistiquement veut aussi dire musicalement, dans ce sens je pense que nous avons une grosse influence de Katatonia, personnellement je me retrouve beaucoup dans leur musique.
Nicolas : Paradise Lost, même si c'est autant la somme de nos influences que l'influence directe du groupe qui me fait penser ça.
Julien : Personnellement, je n’ai pas d’influences Death et très Metal en ce moment, Gojira, The Haunted, In Flames, Hacride… On essaie d’insuffler cette puissance directe dans le maelström Indus / Goth riche en arrangements de DustBowl. C’est vraiment ce qu’on aime faire : un truc très direct et très ciselé à la fois, avec plusieurs niveaux d’écoute.
Pensez-vous que myspace est l'outil indispensable afin de promouvoir un groupe actuellement ?
Stéphane : c'est indéniable de nos jours. Il y a beaucoup d'autres plateformes de promotion de groupes mais Myspace reste le plus populaire.
Nicolas : oui, sans disserter sur son impact réel, un groupe sans myspace se mt volontairement en marge et se prive d'un public qui utilise myspace pour découvrir de nouveaux groupes, dont moi ! C’est pratique et permet une personnalisation que deezer ne permet pas.
Quel est le dernier disque de musique française et étrangère que tu as écouté ? Qu'en as-tu pensé ?
Nicolas: Je dirais The Old Dead Tree. Autant G.Host connaissais, moi j'ai découvert suite aux comparaisons des chroniqueurs, et j'ai adoré. J'ai découvert récemment Before The Dawn, Black Light Burns et Hurt comme groupes étrangers, et aussi un groupe indé qui s'appelle Ribozyme.
Stéphane : Pareil pour Before The Dawn, Black Light Burns et Hurt ! Dans le groupe on fait tourner nos découvertes, ça permet de tous avoir des influences et repères communs. Julien : Hacride, j’ai aussi découvert Nutcase, grâce à Nico, on va jouer ensemble à St Etienne le 15 mai ; c’est très très bon. En étranger, du Pantera et du Guns n’Roses.
Quels sont vos projets dans les mois à venir ?
Nicolas : Concerts, promo et domination du monde
Stéphane : Le "In Recoil Tour 2009" ! Reprendre doucement la composition, remettre en marche la machine à inspiration !
Julien : On a l’habitude de se projeter plusieurs mois à l’avance. Notre planning est à peu près ficelé jusqu’à fin 2009, on va alterner phases de concerts et phases de maquettes. On va essayer de tirer les lignes directrices du prochain album. Avec l’enregistrement et la promo de « In Recoil », ça fait plus de 6 mois qu’on a rien écrit, et ça commence à démanger sérieusement !
Des anecdotes live ou studio à nous faire partager ?
Nicolas : La composition d'"In Recoil" s'est pas mal faite sur PC en préproduction. Je trouve marrant que "Starblossom", dont on nous dit qu'elle est tubesque, résulte d'un bidouillage électronique que j'ai construit à partir de bruit de décharges de fusils, et d'une phrase de piano qui sonnait salsa que j'avais générée de façon aléatoire. Le résultat après quelques heures de bidouilles, auquel je trouvais peu d'intérêt, a plu au groupe qui a su en retirer l'essence et le meilleur!
Julien : En studio, nous sommes studieux, et on se colle beaucoup de pression pour faire très vite. L’album a été mis en boite en 11 jours, donc c’était intense. Par rapport à la composition, certains titres ont été composés et maquettés en quelques heures seulement, en pleine nuit, et envoyé dans la foulée par mail à tout le groupe, sans être beaucoup retouchés ensuite. On aime cette émulation, on essaie de ressortir un maximum de spontanéité et de fraicheur, jusque dans les méthodes de travail.
Je vous laisse le mot de fin...
Nicolas : Merci, et continuez à acheter les disques qui vous plaisent, car aujourd'hui, c'est devenu un acte militant de soutien des artistes.
Stéphane : Bonne découverte du Heavy Cold Rock avec "In Recoil" !
Julien : Merci à toi pour cette interview, et surtout venez nous voir sur scène, les concerts sont vraiment pas chers, et les Cds vendus beaucoup moins cher qu'en magasin, profitez en !
Gérard pour Zikannuaire.com
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