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Run To Safety est né de la rencontre entre Romain : auteur-compositeur, et Franck : fondateur et label manager de « Etoa Label », également batteur. Le duo s’entoure très vite de musiciens : Charles (basse et clarinettes), Lucie (Chant et percussions) et Florian (Guitares et claviers) qui quittera prématurément le groupe après l’enregistrement du premier EP « Check Your Speed ». Suite à cette première démo, le groupe se produit sur quelques scènes et sera toujours bien accueilli par le public et la critique (cf. article de presse).
Ce départ encouragent incitera RTS à entrer en studio pour réaliser son 1er album : « We As Monsters ». Ce premier opus terminé, le groupe se consacre désormais aux répétitions et à la scène.
Discographie
« Check your speed » ( démo 4 Titres ) - 2006
Enregistré à « Etoa, Le Studio », Cognin, France Masterisé au studio « La Poudrière », Grenoble, France par Matthieu Davallet
Tracklist : We As Monsters Being Watched In My Pocket Big Stairs To The Stars
« We As Monsters » ( LP 10 titres ) - 2007
Enregistré à « Etoa, Le Studio », Cognin, France Masterisé « At The Exchange Studio», Londres, UK par Graeme Durham
Tracklist : Being Watched Nearest From The Beginning What A Non Human Being Sings When He’s Drowning We As Monsters Waves Where Good Men Go Big Stairs To The Stars It Is A Good Night To Dream A Black Rose In The Head
Line-up: Romain Bevillard ( auteur/compositeur, chant, guitares ) Charles Aubert ( Basse, clarinettes ) Franck Molin ( Batterie, arrangements ) Lucie Changeur ( Chant, claviers, percussions )
Les contacter:


Bonjour, pourriez-vous tout d'abord nous présenter le groupe RTS et son parcours depuis sa naissance?
RTS : Bonjour. Run To Safety est né en septembre 2006. Suite à la rencontre de Romain et Franck à la fête de la musique le 21 juin. Franck : Je venais de créer « Etoa » et je naviguais parmis les groupes à la recherche d’artistes qui pouvaient correspondre à l’esthétique du label. Comme beaucoup ce jour-là, j’ai été conquis par la prestation de Romain qui se produisait seul avec sa guitare. Il m’a donné une démo et nous avons convenu ensemble de rechercher des musiciens pour travailler sur ses compos. Charles (basse, clarinettes), Lucie (chant, clavier, petites percussions) et Florian (guitares, claviers, tabla) ont rapidement rejoint le duo. En novembre la 1ère démo 4 titres intitulée « Check Your Speed » sors du studio « Etoa ». Il s’en suit des concerts où les compos du groupe seront appréciés par le public et les critiques de presse locales. Florian quitte le groupe, et nous décidons de nous mettre au travail pour enregistrer le 1er album « We As Monsters ».
Pourquoi ce nom, une symbolique, une connotation ?
Romain : La musique a toujours été pour moi un moyen de m’échapper de la réalité, j’ai donc proposer au reste du groupe ce nom qui veut dire « Sauve qui peut »
Quelles sont selon vous vos principales influences musicales ?
RTS : Les influences sont diverses et variées car les titres ayant bercés notre jeunesse ne sont pas les même pour tout le monde et vont de Jimi Hendrix à Nirvana en passant par King Crimson, Pink Floyd, les Beatles et de nos jours : Radiohead, Sigur Ros, Portishead, les compositeurs de musiques de film tel que Badalamenti ou Danny Elfman, bref tout ce qui ne sonne pas variétoch.
Votre Nouvel Album "We As Monsters" est sorti, pouvez-vous nous le décrire de l'intérieur ?
RTS : (We As Monsters sortira officiellement en Février 2008) C’est un peu comme un voyage, l’album a une architecture faisant penser à un concept album. Nous avons voulu travailler sur les ambiances autours des morceaux, en essayant de ne pas tomber dans la surproduction. Les compositions et les textes ont été amenés par Romain et arrangés par RTS et nous avons essayé de les mixés en donnant toute sa place à chaque instrument.
Quel est le titre le plus représentatif du groupe ?
(vote à bulletin secret) Romain : Big Stairs To The Stars Lucie : Where Good Men Go Charles et Franck : It’s A Good Night To Dream
Pouvez-vous nous décrire l'enregistrement de votre album ?
RTS : L’enregistrement c’est déroulé sur 3 mois. Nous avons la chance d’avoir notre propre studio. Mais n’ayant pas voulu travailler dans la surproduction, nous avons gardé un esprit naturel avec un côté authentique des instruments. Le mastering a été une belle façon de conclure cet enregistrement. Le voyage à Londres et la rencontre avec Graeme Durham (Mum, Prodigy,…), a été très enrichissante.
Vos compositions mêlent diverses sonorités. Quelles sont vos principales sources d'inspiration ?
Romain : Les sources d’inspiration se situent souvent dans les émotions ; chaque émotion est différente selon le moment… Cette question est difficile…
Au niveau matériel, êtes-vous fidèle à vos instruments, ou aimez-vous le changement perpétuel, la découverte de nouveaux instruments ?
Franck : Je joue sur une Tama Superstar avec toms de concert du début des années 80 (la même que Stewart Copland), j’aime bien sa sonorité et je ne pense pas en changer, sauf en cas d’incendie… Charles : Je joue avec une basse Gibson Les Paul et un vieil ampli Roland Studio Bass 100 (ça sonne !). J’ai une clarinette et une clarinette basse Selmer. Je n’ai pas les moyens d’acheter une Buffet Crampon… Lucie : Je joue sur un Triton et un Juno 60, deux claviers qui sont complémentaire et me permette une recherche de son poussée. Romain : Il est claire que le changement perpétuel d’instruments implique beaucoup de moyens, que je n’ai pas. Mais, je dirai qu’avant de prendre un instrument, il faut savoir quel est le son recherché et se diriger vers la façon la plus simple de l’obtenir. Actuellement je joue sur une Gibson ES135 avec un ampli Vox AC30 des 70’s et une guitare folk électro acoustique Seagull.
Que pensez-vous des labels et des systèmes de distribution d'albums en France ?
Franck : Il y aurait un livre à écrire là-dessus. Je pense qu’en France plus qu’ailleurs il est extrêmement difficile de sortir un disque. J’ai l’impression que les français n’aiment pas le nouveau, la découverte. Le « tu es français, tu dois chanter français » me gave, l’art n’a pas de frontières. Et c’est sans doute ce qui a poussé des artistes de talents à s’expatrier, je pense à Air, Phoenix, la « french touch » en général, et je trouve cela regrettable. En ce qui concerne les labels et la distribution, le milieu du disque est en pleine mutation. De plus en plus de musique est consommée et les possibilités de diffusion sont diverses et variées. Le boulot du label reste le même, le mode de diffusion change… A nous de nous adapter. Romain : entrer dans le système de distribution français est comme entrer dans une boîte de nuit, on y entre que si on est un habitué.
Vous chantez en anglais : ce choix révèle-t-il votre désir de composer une musique qui s'exporte mieux ? Comment se passe la composition des mélodies, écriture des paroles, enregistrement dans le processus de création ?
Romain : Je trouve l’anglais plus esthétique que le français et je ne fais pas de traduction quand j’écris : les paroles sont pensées en anglais. Cela n’a aucun but commercial. Franck : Pour ma part, je préfère avoir une ouverture au reste du monde plutôt que de rester sur du chauvinisme national.
Que pensez-vous de la scène Post rock française ? De quels groupes vous sentez-vous proche ?
RTS : Nous ne connaissons pas la scène post rock française.
Quel est le dernier disque de musique française et étrangère que tu as écouté ? Qu'en as-tu pensé ?
Franck : Anglais : Radiohead, tout simplement énorme ! Français : Cascadeur, tout simplement énorme Charles : Français : Ange… Anglais : Amy Winehouse, j’aime beaucoup les arrangements et les ambiances Lucie : Français : Cascadeur, je trouve ça super bien. Anglais : Beth Gibbons, très beau. Romain : Anglais : Thom Yorke « The Eraser », la classe. Français : Air « Pocket Symphony », certains morceaux sont très bon, d’autres m’ont moins impressioné.
Comment voyez-vous le futur du groupe ?
Franck : RTS est un groupe qui se plait autant en concert, qu’en studio. Nous travaillons actuellement à notre spectacle. Nous souhaiterions ajouter du visuel sur nos prestations live. Des images flottantes par exemples… Charles : (soupir) Laisses tomber les maisons de retraites…
Des anecdotes live ou studio à nous conter ?
RTS : Pendant l’enregistrement Charles a eu une paralysie faciale du côté droit et c’est là où il a fait son plus beau chorus de clarinette !
Je vous laisse conclure cette interview.
RTS : Quelle est la différence entre une nouille et un grenouille ? Réponse : gre…
Merci.
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